"The Brooklyn Brothers" : musical american dream

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 30/11/2012 à 16H00
Ryan O'Nan dans son film "The Brooklyn Brothers"

Ryan O'Nan dans son film "The Brooklyn Brothers"

© Les Films sans Frontières

Pur produit du cinéma indépendant américain, “The Brooklyn Brothers” traduit la quête du succès par deux losers convaincus de leur talent : musical comedie.

De Ryan O'Nan (Etats-Unis), avec : Ryan O'Nan, Michael Weston, Arielle Kebbel - 1h38 - Sortie : 28 novembre

Synopsis : Largué par sa petite amie, Alex Logan, chanteur-compositeur, est sur le point d’abandonner son rêve d’être artiste. Il rencontre Jim, musicien révolutionnaire autoproclamé, qui le convainc de poursuivre son idéal.
 

Un air de Smashing Pumpkings
Ryan O’Nan, derrière la caméra et au scénario, semble faire passer dans son film, son propre passage au cinéma comme amateur éclairé de l’art auquel il aspire. Comme ses personnages : deux paumés embarqués dans une odyssée vers le succès, avec les moyens d’un forain.

Rien de péjoratif  là-dedans, un simple principe, qui fait partir Alex (Ryan O’Nan himself) de représentations musicales enfantines en caribou rose à la reconnaissance par la rock critique. Son parcours n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui de Billy Corgan, fondateur des Smashing Pumpkings, qui débuta sur des mélodies fondées une boite à rythme et des arpèges harmonieux. Le film se conclut sur un espoir de carrière qui rappelle celui des Smashing avant qu’ils ne se révèlent.

"The Brookyn Brothers" de Ryan O'nan

"The Brookyn Brothers" de Ryan O'nan

© Les Films sans Frontières
Carte de visite
Pour une large part road movie, comme nombre de premier film indépendant US,  « The Brooklyn Brothers  » ne surprend guère. Il y parvient toutefois grâce à ses deux anti-héros, convaincus de leur talent, à chaque numéro musical évident, par l’harmonie et la sensibilité des airs interprétés. D’une part par celle issus des instruments enfantins de l’un, de l’autre par la voix et les textes mélancoliques de son comparse.

Le film vaut par cette alchimie étrange et ludique, entre comédie et drame qui n’en fait pas pour autant une comédie dramatique à la française. Un joli film, simple et direct, non moins entaché d’une fin heureuse, à l’américaine, comme si O’Nan voulait rejoindre Hollywood. Comme une carte de visite maladroite, mais prometteuse, à l’image de ces “The Brooklyn Brothers”.