"One, O, One" : film apocalyptique au propre, non au figuré

Par Jacky Bornet @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 27/06/2012 à 23H01
"One O One" de Frank Guérin

"One O One" de Frank Guérin

© Kanibal Films Distribution

De Franck Guérin (France), avec Yann Peira, Aleksandra Yermak, Cassandre Manet - 1h35 - Sortie : 27 juin

Synopsis : Dans la ville de Taipei, Abbas recherche une jeune fille disparue des années plus tôt. Sept ans auparavant : Abbas vit avec Clara dans un village de montagne coupé du reste du monde et déserté, alors qu'un virus décime la population. Une jeune fille et sa mère contaminée apparaissent...

Apocalypse poétique
Premier long métrage de Frank Guérin, « One O One », en a toutes les qualités et les défauts. Un sujet personnel, de l’ambition, une superbe photographie, un développement abscons.

Dommage car "One O One" a un beau potentiel. Rattaché au film de genre par son sujet apocalyptique, il suit un traitement intellectualisant du thème (« La Route », « Les Revenants », « Les Derniers jours du monde »…) sur un mode narratif qui repose plus sur la poésie que du cinéma.

Drame de Franck Guérin, avec Yann Peira, Aledsandra Yermak, Casandre Manet - 1h35 - sortie: 30 mai 2012   Dans la ville de Taipei, un homme, Abbas, recherche inlassablement une jeune Française disparue des années plus tôt. Sa compagne taïwanaise cherche à le sortir de l’état de torpeur qui guide son errance. Mais, Abbas porte en lui le souvenir obsédant d’événements tragiques…

En quête du récit perdu
La poésie est non narrative. Elle peut raconter des histoires, mais privilégiera toujours la forme. Ici, la photographie de Mathieu Pansard fait merveille. La tour One O One de Taipei dans ses brumes glauques, les autoroutes, la ville,les ruelles et marchés, les montagnes européennes… guident l’évocation.

Mais c’est le récit qui pèche. Mal construit sur un aller et retour, la narration s’enlise et en perd la trame, le spectateur avec.