On espérait un "Don Jon" plus culotté !

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/12/2013 à 18H14, publié le 26/12/2013 à 20H26
Joseph Gordon-Levitt et Scarlett Johansson dans "Don Jon"

Joseph Gordon-Levitt et Scarlett Johansson dans "Don Jon"

© Mars Distribution

Peut-on vivre une belle histoire d’amour tout en restant addict au porno ? Joseph Gordon-Levitt organise le match Fleur Bleue contre You Porn… De vraies questions mais un résultat décevant.

Comédie américaine de Joseph Gordon-Levitt, avec Joseph Gordon Lewitt, Scarlett Johansson, Julian Moore, Tony Danza - Durée : 1h30 - Sortie : 25 décembre 2013

Synopsis : Jon Martello est un beau mec que ses amis ont surnommé Don Jon en raison de son talent à séduire une nouvelle fille chaque week-end. Mais pour lui, même les rencontres les plus excitantes ne valent pas les moments solitaires qu’il passe devant son ordinateur à regarder des films pornographiques. Barbara Sugarman est une jeune femme lumineuse, nourrie aux comédies romantiques hollywoodiennes, bien décidée à trouver son Prince Charmant. Leur rencontre est un choc, une explosion dans la vie de chacun. Bourrés d’illusions et d’idées reçues sur le sexe opposé, Jon et Barbara vont devoir laisser tomber leurs fantasmes s’ils veulent avoir une chance de vivre enfin une vraie relation…
Ce film soulève des questions très contemporaines, assez rarement abordées de façon aussi frontale. On attendait donc quelque chose de "culotté". Mais ses réponses sont niaises et son esthétique bas de gamme.

Sur la forme, d’abord, Joseph Gordon-Levitt nous inflige un emballage à la mode clip de rap commercial, complaisant et vulgaire. Pourquoi pas d’ailleurs, vu le sujet… mais à condition de nous emmener quelque part. Or, on reste à quai.
"Don Jon" de Joseph Gordon-Levitt © Mars Distribution
Tout est caricatural dans "Don Jon". Les comédiens, en particulier. Joseph Gordon-Levitt, en petit beauf égocentrique et gominé, tombeur à la chaîne en boîtes de nuit, a une façon de réfléchir, comment dire, assez spectaculaire pour un enfant de dix ans. Scarlett Johansson, que l’on a rarement vue aussi mauvaise est, elle, mal filmée, mal mise en valeur. Quant aux parents de Jon, c’est le pompon, bienvenue chez les Bidochon !

Un petit espoir se réveille, lorsque notre antihéros en débardeur entame son introspection et découvre que le (vrai) sexe peut aussi rimer avec un véritable abandon… Et puis, hop, le film s’arrête. Que retenir de tout ça ? Regarder des pornos en boucle ne favorise pas l’épanouissement. La vraie vie, ce n’est pas ça… et voilà. Fermez le ban. On espérait tellement mieux !