Louise Bourgoin fait chavirer les coeurs dans "Tirez la langue, Mademoiselle"

Par @pygrenu Rédacteur en chef de Culturebox
Mis à jour le 04/09/2013 à 16H21, publié le 04/09/2013 à 16H15
Cédric Kahn et Louise Bourgoin dans "Tirez la langue, mademoiselle"

Cédric Kahn et Louise Bourgoin dans "Tirez la langue, mademoiselle"

© Pyramide Distribution

Deux frères médecins se consument pour la jeune maman d'une de leurs patientes. Sur un thème si souvent exploré par le cinéma - le triangle amoureux - Axelle Robert a réalisé un film subtil, juste et finalement original. A voir !

Comédie dramatique française d’Axelle Ropert – Avec Louise Bourgoin, Cédric Kahn et Laurent Stocker – durée : 1h42 – en salle le 4 septembre 2013

L’histoire : Les frères Boris et Dimitri Pizarnik sont médecins dans le quartier chinois à Paris. Ils ne se quittent pratiquement jamais, exerçant leur métier ensemble, consacrant tout leur temps à leurs patients. Leur équilibre va basculer avec l’irruption de Judith, maman d’une jeune diabétique, dont ils tombent tous les deux amoureux.
Sur le thème éternel de l’amour et de ses tourments, Axelle Ropert nous livre un film plein de grâce et de finesse. Ni amant dans le placard, ni portes qui claquent, les douleurs sont muettes ou presque. La passion qui gagne Boris et Dimitri est toute intérieure, elle prend des formes différentes mais atteint la même intensité.
Laurent Stocker et Cédric Kahn © Pyramide Distribution
Trois acteurs fameux

Cédric Kahn, grave, sérieux et maladroit, bouillonne et explose tout en donnant le change. Derrière sa rondeur, son sourire et une allure si sympathique, Laurent Stocker joue à merveille une autre partition, celle d’un homme qui cherche l’origine de ses fêlures, alcoolique et déchiré entre sa passion et la fidélité familiale qu’il a portée au pinacle.
Louise Bourgoin dans "Tirez la langue, mademoiselle" © Pyramide Distribution
Louise Bourgain n’a jamais été aussi sobre et ça paie. Toute en nuances, elle est lumineuse, parfaitement crédible dans le rôle d’une femme égarée, convoitées par deux et même trois hommes. 

La réalisation est au diapason : élégante, dépourvue de toute fioriture, sans aucune faute de goût. Il y a du Truffaut dans les gênes de cette belle réussite.