Franck Dubosc met "Tout le monde debout" dans sa première comédie

Par @Culturebox
Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 14/03/2018 à 16H12, publié le 14/03/2018 à 15H33
Franck Dubosc et Alexandra Lamy dans "Tout le monde debout" de Franck Dubosc

Franck Dubosc et Alexandra Lamy dans "Tout le monde debout" de Franck Dubosc

© Gaumont Distribution

Humoriste de one-man-show performant, puis acteur à succès, Franck Dubosc passe pour la première fois derrière la caméra tout en interprétant le premier rôle dans "Tout le monde debout". Une comédie romantique et sociétale, le handicap étant au cœur du sujet, dans laquelle Alexandra Lamy rayonne à son côté. Un joli film sans doute promis à un beau succès.

La note Culturebox

3
3/5

Touchant et tendre

Tout sourit décidément à Franck Dubosc, puisqu’après ses triomphes sur scène, puis au cinéma, il réussit son premier film comme réalisateur, scénariste et acteur. Une bonne idée de départ : un dragueur et menteur invétéré, Jocelyn (Franck Dubosc), tombe amoureux de Florence (Alexandra Lamy), handicapée en fauteuil roulant. Pour la séduire, il se fait passer lui aussi pour paraplégique. Une comédie touchante et tendre qui surfe plus sur un comique de situation, que sur les dialogues, même si quelques réparties font mouche.
On n’attendait pas forcément Franck Dubosc dans ce registre, une image de macho lui collant quelque peu à la peau, tout comme le rôle de Patrick Chirac de "Camping". Une surprise sur laquelle repose une certaine reconnaissance critique, réputée méfiante en matière de comédie. C’est que le film n’est pas fondé sur ce qui pourrait passer pour une recette, mais sur l’écriture de personnages crédibles et creusés. Et ceux-ci sont de plus bien servis par leur auteur-interprète (un rôle écrit sur mesure), et une Alexandra Lamy subtile et lumineuse dans l’interprétation d’une femme forte et confiante qui surmonte son handicap. Sans oublier Gérard Darmon et Elsa Zylberstein excellents dans leurs seconds rôles.

Sans prétention et émouvant

Franck Dubosc réussit notamment deux belles scènes. La première est au tout début de son film, quand, suite au décès de sa mère, il revisite la maison familiale. La caméra portée traduit toute son émotion et le montage au cutter sa déstabilisation face à des photos où le visage de son père a été découpé. La seconde montre Alexandra Lamy révélant son secret à sa sœur (excellente Caroline Anglade) et le bonheur d’être aimée comme femme, sans condescendance pour son handicap. Deux beaux moments de cinéma.
Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein, Franck Dubosc et Gérard Darmon dans "Tout le monde debout" de Franck Dubosc

Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein, Franck Dubosc et Gérard Darmon dans "Tout le monde debout" de Franck Dubosc

© Gaumont Distribution
Cela ne fait pas un film, mais ces séquences s’insèrent dans un ensemble harmonieux, sans prétention mais émouvant. "Tout le monde debout", développé sur 1h47, n’aurait rien perdu à être plus court, notamment sur la fin un peu appuyée, même si elle est cohérente par rapport au propos. Franck Dubosc réalise sans doute un rêve en étant à tous les étages d’un premier film prometteur.
Franck Dubosc et Alexandra Lamy dans "Tout le monde debout" de Franck Dubosc

Franck Dubosc et Alexandra Lamy dans "Tout le monde debout" de Franck Dubosc

© Gaumont Distribution

LA FICHE

Genre : Comédie
Réalisateur : Franck Dubosc
Pays : France
Acteurs :  Franck Dubosc, Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein
Durée : 1h47
Sortie : 14 mars 2018

Synopsis : Jocelyn, homme d'affaires en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d'être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu'au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée...