"Daddy Cool" : Vincent Elbaz irrésistible dans une comédie familiale pimentée

Publié le 01/11/2017 à 14H41
Jean Claude Lother - Universal Pictures International Franceincent Elbaz dans "Daddy Cool" de Maxime Govare

Jean Claude Lother - Universal Pictures International Franceincent Elbaz dans "Daddy Cool" de Maxime Govare

© Jean Claude Lother - Universal Pictures International France

Maxime Govare avait jusqu’ici coréalisé "Toute première fois" et "Les Voies impénétrables" avec Noémie Saglio. Cette dernière est cette fois à ses côtés seulement pour l'écriture de "Daddy Cool". Une 3e comédie, genre préféré des Français au box-office. Mais elle a le bon goût de se démarquer par un ton non consensuel, tout en restant dans les clous, avec un Vincent Elbaz truculent en ado attardé.

La note Culturebox

3
3/5

Crise de couple

Les deux comédies du couple Govare-Saglio se distinguaient déjà par des sujets un peu en marge, en abordant avec humour le mariage gay, puis se retrouvaient dans une satire autour d’un couvent peu conventionnel. Dans "Daddy Cool", Adrien (Vincent Elbaz), un rien immature à 40 ans, est quitté par sa compagne Maude (Laurence Amé) qui veut vendre l’appartement conjugal. Décidé à y rester, il créé une crèche, se prétextant puériculteur dans le but de démontrer son esprit d’entreprise et de la reconquérir…
"Daddy Cool" : la bande annonce
La crise dans le couple est prétexte à un nombre incalculable de comédies françaises, quelque peu redondantes, alors qu’elles sont rares à atteindre leur but. "Daddy Cool" est une bonne surprise, rejoignant dans ce registre le premier opus de "Papa ou maman" de Martin Bourboulon avec Marina Foïs et Laurent Lafitte, en 2015. Cette réussite commune provient d’une écriture qui n’hésite pas à briser quelques tabous et à se détourner du politiquement correct.

Hamburger-frites mixés

Les comédiens sont visiblement heureux de leur rôle, des situations, de leur texte, et le rythme enlevé se vérifie comme l’élément essentiel à toute bonne comédie. Ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre très prisé en France, souvent essoufflée au bout de trois quart d’heure.
Abel Mansouri Asselain, Juliette Pivolot, Maxence Chanfong-Dubois, Sarah Le Huu Nho, Vincent Elbaz dans "Daddy Cool" de Maxime Govare

Abel Mansouri Asselain, Juliette Pivolot, Maxence Chanfong-Dubois, Sarah Le Huu Nho, Vincent Elbaz dans "Daddy Cool" de Maxime Govare

© Jean Claude Lother - Universal Pictures International France
Si la situation dans "Daddy Cool" est conventionnelle - une séparation -, son personnage masculin donne tout le sel au film, avec un Vincent Elbaz au mieux de sa forme pour faire passer un rôle "borderline", souvent hilarant. Il fume constamment auprès des enfants, leur serre des hamburger-frites mixés, les épuise en se faisant tracter sur un skateboard comme s'ils étaient des animaux de trait, sans parler des changements de couche laborieux et autres gaffes dignes d’un Gaston… Décontract, cool et sans soucis, ou presque, il exaspère une Laurence Amé au bord de la crise de nerf. Au final, un bon divertissement, sans complaisance, où l’on rit beaucoup.
"Daddy Cool" : l'affiche

"Daddy Cool" : l'affiche

© "Daddy Cool" : l'affiche

LA FICHE

Genre : Comédie
Réalisateur : Maxime Govare
Pays : France
Acteurs :   Vincent Elbaz, Laurence Arné, Grégory Fitoussi, Jean-François Cayrey, Bernard Le Coq, Andy Rovski, Vanessa Demouy
Durée : 1h37
Sortie : 1er novembre 2017

Synopsis : Adrien, 40 ans et totalement immature, se fait larguer par Maude, 35 ans, désireuse d’enfin fonder une famille. Pour tenter de reconquérir l’amour de sa vie, Adrien décide de monter dans le futur ex-appartement conjugal: une crèche à domicile. Le début, d'une improbable expérience éducative...