Du court au long métrage : "Jusqu'à la garde" au festival de Clermont-Ferrand

Publié le 07/02/2018 à 17H32
Quand un court métrage (Avant que de tout perdre) devient un long métrage (Jusqu'à la garde) - Deux films réalisés par Xavier Legrand

Quand un court métrage (Avant que de tout perdre) devient un long métrage (Jusqu'à la garde) - Deux films réalisés par Xavier Legrand

© DR

Le festival du court métrage de Clermont-Ferrand qui se tient du 2 au 10 février 2018 constitue pour certains réalisateurs un tremplin vers le long. A l'image de Xavier Legrand dont le film "Jusqu'à la garde" sort aujourd'hui sur les écrans. Il s'agit du prolongement du court-métrage choc : "Avant que de tout perdre" sorti en 2013, auréolé de quatre prix et d'un César.

Le festival du court métrage de Clermont est, pour certains cinéastes, une forme de révélateur. Il y a cinq ans, "Avant que de tout perdre" de Xavier Legrand est auréolé de quatre prix. En 2014, il rafle le César du meilleur court-métrage et il est même nommé aux Oscars. Un premier film de vingt-deux minutes intenses qui raconte les violences conjugales et la garde des enfants. Avec ce court métrage, Xavier Legrand réalise un coup de maître qu'il décide de poursuivre en le déclinant en long. "Jusqu'à la garde" est sorti en salles ce 7 février. 

Reportage : V. Mathieu / R. Beaune / C. Fallas /  L. Pastural / A. Jaïs / S. Bonnetot

https://videos.francetv.fr/video/NI_1180431@Culture

Une avant-première spéciale pour Clermont

L'équipe est venue présenter "Jusqu'à la garde" en avant-première au public clermontois . Un hommage que Xavier Legrand tenait à rendre au festival du court-métrage. "Ma carrière de cinéaste est née ici, rappelle-t-il avec reconnaissance, il était évident que je vienne présenter le long et que je sois là pour cette 40e édition". Ses deux acteurs principaux, Léa Drucker et Denis Ménochet, ont naturellement poursuivi l'aventure.
"Jusqu'à la garde" : la bande annonce
"Le scénario de "Jusqu'à la garde" est très puissant, c'est quelque chose qu’on n’a pas l'habitude de lire ou de voir", confie Léa Drucker. Denis Ménochet, incarne le mari accusé de violences. Massif et impressionnant, il est aussi fragile et vacillant. "C'est un bonheur ce genre de rôle, c'est un cadeau, j'attendais ça depuis que j'ai commencé", révèle le comédien.
Denis Ménochet - "Jusqu'à la garde"

Denis Ménochet - "Jusqu'à la garde"

© Haut et Court

Le choix du long 

Xavier Legrand avait pensé réaliser trois courts métrages sur le même thème. Dans le premier opus, "Avant que de tout perdre", Miriam cherche à fuir son mari avec ses deux enfants. Suivront, le divorce et la garde des enfants. Le cinéaste, comédien de théâtre, passionné de tragédies grecques trouve plusieurs similitudes avec les violences conjugales d'aujourd'hui. Pour raconter cette histoire tragique il prend le temps d'enquêter et réalise que le temps du court métrage le contraint à un format trop restreint. "Je me suis rendu compte que c'était stupide de séparer le divorce et la garde avec le point final de cette histoire", souligne-t-il.