Avec " L'armée du crime" , Robert Guédiguian fait revivre l'histoire du groupe Manouchian

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 16/09/2009 à 09H40
Avec " L'armée du crime" , Robert Guédiguian fait revivre l'histoire du groupe Manouchian

Avec " L'armée du crime" , Robert Guédiguian fait revivre l'histoire du groupe Manouchian

© Culturebox

https://videos.francetv.fr/video/NI_95873@Culture

Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2009, le dernier film de Robert Guédiguian, " L'armée du crime", sort le 16 septembre sur les écrans. Présenté en avant-première à Lyon, le film retrace l'histoire vraie de Missak Manouchian, un ouvrier poète qui pris la tête d'un groupe de très jeunes juifs, pour s'opposer aux nazis au péril de leur vie.

C'est une première pour Guédiguian car L'armée du crime est son premier film " en costumes d'époque ", et il a rarement bénéficié d'un budget aussi confortable pour l'un de ses tournages. Mais la sensibilité, le talent et l'intelligence du réalisateur marseillais sont toujours là pour montrer la complexité de l'âme humaine, surtout dans une période aussi trouble que celle de l'occupation et de la collaboration. Petit rappel des faits : en 1943, la direction communiste (et plus précisément la MOI (Main-d'oeuvre Immigrée) chargea Missak Manouchian, un jeune réfugié arménien, de former un groupe armé. Objectif : tuer des gradés allemands pour saper le moral de l'ennemi et remonter celui des français, ou en tout cas, leur montrer que la résistance était possible. Le groupe composé (22 hommes et une femme) de juifs originaires d'Europe de l'Est mais aussi d'italiens antifascistes et de républicains espagnols, harcela les allemands jusqu'à son arrestation en novembre 1943. Ils furent exécutés en février 1944 au Mont Valérien. Guédiguian montre en quoi ces jeunes gens se sont battus pour une certaine idée de la liberté mais il n'occulte pas l'ambiguïté des sentiments de ces jeunes livrés à la violence. La cause est noble mais quand on se réjouit de la mort de ses ennemis, a t-on déjà franchi une ligne rouge et perdu un peu de son âme ?
-> revenir sur l'Histoire de l'Arménie

Voir la critique sur france3.fr