La patte des élèves des Gobelins au Festival du film d'animation d'Annecy

Par @Culturebox
Mis à jour le 12/06/2014 à 16H49, publié le 12/06/2014 à 16H45
Un élève des Gobelins travaille sur "Coil", un court-métrage de 30 secondes présenté en ouverture de sénace au Festival du film d'animation d'Annecy

Un élève des Gobelins travaille sur "Coil", un court-métrage de 30 secondes présenté en ouverture de sénace au Festival du film d'animation d'Annecy

© France 3 Culturebox

Jusqu’au 14 juin, le festival du film d’animation d’Annecy reçoit la crème des réalisateurs. Mais il met aussi en lumière les talents de demain. Chaque séance s’ouvre en effet sur de très courts métrages réalisés par les étudiants de la prestigieuse Ecole de l’image des Gobelins. Parmi les créations retenues, « Coil », qui raconte l’histoire d’un chien porteur de messages pendant la guerre 14-18.

Reportage : A. Combes-Savary / Y-M. Glo / M. Ducret

https://videos.francetv.fr/video/NI_148573@Culture

Situé au 73 boulevard Saint-Marcel dans le 13e arrondissement de Paris, le bâtiment des Gobelins a d’abord accueilli les métiers liés à la mode (plumes, dentelles, chapeaux de paille) avant de s’ouvrir à l’imprimerie, puis à la photo (1963), aux métiers de la communication et des industries graphiques (1969), du cinéma d’animation (1975), de la vidéo (1984) et enfin du multimédia (1991). 
 
Au fil des ans, elle est devenue une école de référence avec un statut particulier puisqu’elle dépend de la CCI de Paris (ce qui permet d’avoir des frais de scolarité réduit mais aussi une meilleure prise sur la réalité du monde de l’entreprise).
 
Une référence dans le monde du cinéma d'animation

Pour rentrer dans le département cinéma d’animation, il faut s’accrocher : on compte 25 élus pour 850 candidats. Mais pour ceux qui arriveront au terme de cette formation, c’est tapis rouge ! Pour certains réalisateurs comme Jeffrey Katzenberg, le patron de Dreamworks mais aussi Hayao Miyazaki ou encore la société anglaise Framestore ( qui a signé) les effets spéciaux des Harry Potters), les Gobelins, c’est en effet LA référence et le meilleur endroit pour trouver de nouvelles recrues talentueuses.

Ci dessous, le film "Oktapudi", réalisé par des élèves des Gobelins. Il a été nommé en 2009 aux Oscars dans la catégorie film d'animation :
Qu’ont-ils de si particulier les élèves des Gobelins ? Selon Éric Riewer, consultant aux relations internationales de l'école,« au-delà de la technique et de la singularité du graphisme, les élèves des Gobelins développent une élégance et une subtilité doublées d'un amour profond pour la culture française». Un amour qui permet une forme d’excellence et qui n’est pas pour rien dans  la réussite du cinéma d’animation « à la française » à l’étranger, où certaines productions ont réalisé des très bons scores : 2 millions d’entrées par exemple pour Les Triplettes de Belleville, un film de Sylvain Chomet sur lequel à travailler Jean-Christophe Lie, tout jeune diplômé des Gobelins à l’époque...Reste une question : la France se donnera t-elle les moyens de retenir ces jeunes talents et de garder sa « french touch » ?