Le marché de la BD se porte bien, pas les auteurs

La BD s'exporte bien comme à la Foire du livre de Francfort (Octobre 2017, photo Francis Forget).
Croissance de 20 %, dynamisme, développement à l'export, le marché de la BD est en plein essor selon le récent rapport du Syndicat national de l’édition. Un enthousiasme que ne partagent pas les auteurs.
Qui lit de la BD et qui en achète ? C’est dans les salons du Syndicat national de l’édition, boulevard Saint-Germain à Paris, que l’institut d’études Gfk a donné sa réponse en début de semaine. Un rapport complet effectué sur 5000 points de vente et auprès 15 000 personnes « représentatives de la population française ». Les éditeurs présents qui, par le truchement du Syndicat national de l’édition, ont commandé cette étude, avaient le sourire aux lèvres. Sur les dix dernières années, la BD affiche une croissance de 20% de son chiffre d'affaires. Ce faisant, elle se place en troisième position derrière la littérature et les livres pour la jeunesse. En 2016, nous avons été 8,4 millions à acheter de la BD soit plus de 15% de la population française âgée de plus de dix ans.
Une femme de 41 ans CSP+
Avec ces chiffres, on peut même s’amuser à dresser le portrait type de l’acheteur de BD. Ou plutôt de l’acheteuse puisque 53% sont des femmes. Elle a 41 ans et dispose de revenus confortables (les fameux CSP+ des études marketing). Elle fait l’acquisition de 5 BD par an. Sans égoïsme, elle le fera plus d’une fois sur deux pour autrui. Manga, comics, BD jeunesse, romans graphiques… Tout le monde semble profiter de l’euphorie sauf la bande dessinée patrimoniale (série de plus de 35 ans d’âge) qui connaît une baisse de 19%. Tout le monde ou presque car il existe un gros village d’irréductibles auteurs pour qui la pilule de la croissance sans fin passe mal. Denis Bajram, auteur d’Universal War, est l’un deux. Il est secrétaire des Etats généraux de la bande dessinée, une association initialement portée par les auteurs qui veulent se faire entendre.
Denis Bajram auteur d'Universal war et secrétaire des Etats généraux de la BD (photo Francis Forget).

Denis Bajram auteur d'Universal war et secrétaire des Etats généraux de la BD (photo Francis Forget).

L’étude Gfk a fait réagir beaucoup d’auteurs sur les réseaux sociaux. Pourquoi ? La BD se vend bien, c’est une bonne nouvelle, non ?

Denis Bajram : L’étude, la dépêche Afp et la trentaine de sites qui ont repris son résumé peuvent donner l’impression que le monde de la BD est très joyeux et que tout va très bien. Alors qu’en réalité, pour les auteurs, tout va très mal. Voilà pourquoi nous réagissons.

La bonne progression des ventes ne profite pas aux auteurs ?                                                                                                                  
Denis Bajram : On ne reproche pas aux éditeurs d’être contents que les ventes progressent. On vend de plus en plus de BD, le chiffre d’affaires global grandit, très bien. Mais pour les auteurs, individuellement, le chiffre d’affaires diminue. Plus de 50% des auteurs de bande dessinée vivent sous le SMIC, un tiers sous le seuil de pauvreté. Et concernant les femmes, c’est pire. Elles sont plus de la moitié à vivre sous ce seuil. La précarisation des auteurs est réelle dans notre pays. Et les bons résultats de l’étude du SNE ne doivent pas cacher cette misère que l’on voit monter.
IMG_4026_1
                                                                                                                                                                                   
Tout comme les résultats records des ventes aux enchères de planches originales ou les tirages astronomiques des séries phares comme le nouvel Astérix à cinq millions d’exemplaires ?
                                                                                                                                Denis Bajram : Oui ça fait fantasmer, ça participe à cette euphorie. On crée aussi des écoles de BD. Et d’un point de vue créatif, avec la multiplication des auteurs, la période est florissante. On fait miroiter des choses mais la réalité vire au cauchemar. Tout le monde ne peut pas être Uderzo ou Sfar.
Qu’est ce qui ne fonctionne pas dans le sytème actuel ?
                                                                                                                                      Denis Bajram : D’abord on ne peut pas demander aux auteurs qui sont en train de survivre de trouver seuls les solutions aux problèmes. Les éditeurs doivent se rendre à l’évidence que nous ne pouvons plus continuer comme ça. Il faut que nous réfléchissions à solidifier le parcours des auteurs, à engager des rapports basés sur le long terme. Payer plus et éviter que les prix des pages ne continuent sans cesse de baisser. Il faut aussi se poser la question de la surproduction actuelle.
IMG_3784_1

Les pouvoirs publics, le ministère de la Culture, ont conscience du problème ?

Denis Bajram : Les signaux ne sont pas bons. Par exemple, la hausse annoncée de la Contribution sociale généralisée, la CSG, va baisser de 1,7 % le niveau de vie des auteurs. Aucune compensation n’est prévue. Les recours tentés auprès du ministère de la Culture sont restés sans effet. C’est triste. Pour reprendre la métaphore, le premier de cordée dans la BD, c’est l’auteur. S’il tombe, toute la cordée va déraper et toute une génération d’auteurs va être sacrifiée.
Publié par Francis Forget / Catégories : Infos
  • Charles Marcilly

    je suis un gros consommateur de BD, j'en achète en moyenne 40 à 50 exemplaires neufs par an et une dizaine d'occasion et je n'ai pas été interrogé !!! je rencontre lors de salons des auteurs et dessinateurs, certes tous ne vivent même au même niveau, mais c'est avant tout une passion.. oui ils aimeraient tous mieux gagner leur vie, mais ils reconnaissent qu'ils vivent de leur passion et cela n'a pas de prix.. alors effectivement le problème réside dans la répartition du prix de vente entre les différents intervenants.. comme pour l'agriculture ce n'est pas toujours celui qui produit qui gagne le plus...

    • Ariane Hugues

      Charles Marcilly, je ne suis pas exactement certaine du sens de votre commentaire, donc je me permet d'intervenir. Vous dites "ils aimeraient MIEUX gagner leur vie", mais pour un bon nombre de personnes, il s'agit maintenant, et de plus en plus, de pouvoir gagner sa vie tout court. Voire même, pour ceux et celles qui n'arrivent clairement pas à en vivre sans un revenu annexe, d'avoir un revenu qui honore un peu plus décemment la quantité de travail fournie pour faire un bon livre.

    • Blackstrength

      Le fait qu'une activité soit une passion ou non ne concerne en rien la rémunération méritée.
      C'est simplement la seule force qui pousse ces gens à continuer dans un domaine qui, pour un grande quantité d'auteur, ne permet pas de vivre décemment.
      Et on a besoin de leur travail, c'est pas comme si ils essayaient de faire un travail où il n'y a pas de demande : il y a 20% de croissance !
      C'est juste l'exploitation des auteurs par les intermédiaires qui profitent du fait que ces créateurs aient tellement de travail qu'ils ne peuvent pas s'organiser pour lutter efficacement.

    • Yeti Bomar

      La bande dessinée "c'est avant tout une passion"... en fait non. La bande dessinée c'est avant tout une masse colossale de travail.

    • https://www.facebook.com/profile.php?id=100019042985772 Yozankh

      Je suis d'accord. Même si c'est un travail colossal, c'est avant tout un métier que l'on fait par passion (l'un n'empêche pas l'autre). Et bien sûr que tout le monde voudrait bien vivre de son métier. Mais comme tous les métiers où on est à son compte, tout le monde ne peut pas bien vivre. Il y en a qui vendent mieux que d'autres. Ceux qui vendent le mieux vivent bien (voire très bien), les autres ont du mal à s'en sortir. Mais c'est valable dans tous les domaines (artisanat, petit commerces) et en particulier dans celui de l'art. C'est la loi du marché, et ce les lecteurs, in fine, qui "récompensent" tel ou tel auteur par leurs achats.
      Enfin je suis d'accord sur la répartition des recettes où il ne reste pas assez pour le créateur, d'autant plus qu'il s'agit d'une activité précaire avec des revenus qui peuvent être très irréguliers.

      • asteroide

        Non non et non. Ce n'est pas la loi du marché qui décide du succès, Ce ne sont pas les lecteurs qui "récompensent" (vous vous prenez pour qui ? ouvrez les yeux !), parce que les acheteurs prennent ce qu'on leur vends : un album d'un jeune auteur encore inconnu reste au mieux une semaine en librairie, voir pas du tout faute de place, car les block-buster largement mis en avant par le distributeur occupent l'espace. La majorité des ventes qui se font sur 20 titres dans l'année et avec 5000 titres en concurrence ce serait normal ?
        C'est un raccourcit idiot de comparer le métier d'auteur de BD avec l'artisanat, c'est nier ce qu'est toute la chaine du livre et comment ce marché en est venu a une dérégulation totale. Nous ne sommes pas des travailleurs indépendants.
        Enfin il est inadmissible parce qu'on exerce un métier passion (!) de s'entendre dire qu'il est normal de ne pas gagner sa vie car ce serait systémique. La concurrence comme cache misère d'un métier sans statuts, sans garde fou, qui produit 250 millions d'euro de bénéfices et qui rémunère ses premiers de cordés d'auteurs sous le seuil de pauvreté. Voilà un monde tout à fait normal et bien huilé. À quand un marché de la BD ou l'auteur va payer pour faire son livre ?

        • https://www.facebook.com/profile.php?id=100019042985772 Yozankh

          Comment voulez-vous faire la promo et mettre en avant 5000 titres ?? Ou même 2000 ? (d'autant plus que la réalité est de 70 000 !!)
          C'est impossible, le public saturerai d'une telle quantité d'informations et cela serait contre productif. De plus, il y a naturellement un effet "boule de neige". S'il y a un ouvrage qui sort du lot, tous les médias vont se focaliser dessus au détriment des autres.

          Donc oui il y a évidemment une sélection. Ceux qui ont déjà vendus, et bien vendus sont une valeur sûre pour les éditeurs et ils sont attendus par des lecteurs, il est donc économiquement logique de les mettre en avant. Pour les autres, les critères de sélection sont sans doute subjectifs et mal fichus. Peut-être.

          Pourquoi je compare à l'artisanat ? Parce que comme dans l'artisanat (et tous les métiers en somme) il y a des bons et des moins bons. Je ne vois pas pourquoi cette réalité ferait exception au domaine littéraire.Et je dis qu'un auteur est à son compte dans la mesure où il produit sans qu'il y ait une commande en face (sauf quelques exceptions) - On ne lui demande rien, et c'est à lui de trouver le moyen de vendre sa production, comme un potier, confection de bijoux, même le boulanger.
          Et là aussi, on rentre dans la phase marketing et commerciale de la production artistique.
          Vous avez raison quand vous dites que les gens achètent ce qu'on leur donne à acheter. Produire son ouvrage c'est une chose, mais si vous attendez que ça vienne tout seul, vous allez attendre longtemps. Il faut faire son commercial, se faire repérer, se démarquer de la concurrence - car vous êtes des milliers à vouloir être sur la pile des nouveautés bien en évidence des acheteurs. Et finalement, le plus triste, c'est que ce n'est pas forcément le meilleur auteur (en terme de qualité artistique et littéraire) qui va prendre la place, c'est celui qui aura le mieux réussi à se vendre auprès des éditeurs.

          Je n'ai pas dit qu'il était normal de ne pas gagner sa vie ! J'ai dit que tout le monde ne peut pas bien gagner sa vie. Comment voulez-voulez vous que sur les 65 000 auteurs publiés chaque année chacun puisse en vivre ? Il faudrait vendre environ 1,5 milliard d'exemplaire chaque année en France !

          Comment ? Si vous avez la solution, donnez-là je suis sûr qu'il y a des milliers d'auteurs qui en seront ravis !!

          Voilà pourquoi je dis que c'est une réalité économique, que cela nous plaise ou non. Le nombres d'auteurs a triplé en 35 ans, c'est bien, mais forcément il y a un peu moins de place pour chacun d'entre eux.

          Et enfin, comme je l'ai dit, je suis d'accord que seulement 10% (en moyenne) du prix de vente d'un livre revienne à son auteur, c'est ridicule. c'est inadmissible.
          https://uploads.disquscdn.com/images/597b57706b005673ef376b782396e2852dfbd45bdbac08ee5755b6e1b13de51a.png

          • Faurel

            Juste une petite question : Comment expliquez-vous que sur un marché en augmentation de 20%, les prix de pages soient en diminution ou mieux les éditeurs proposent des forfaits pour baisser encore plus la rémunération des auteurs ?
            Ils n'osent même plus annoncer un prix de page honteux alors on fait une pirouette et on propose un forfait ... Allez 3000€ pour éditer ton livre ... Bon OK, tu vas travailler dessus non-stop pendant un an, mais c'est une passion et puis tu auras des droits d'auteurs ensuite ... Bon OK, tu n'en verras pas la couleur car ton livre restera 1 semaine en librairie et qu'on ne fera pas de promo dessus parce que notre commercial a 50 livres à défendre cette semaine, et puis il faudrait en vendre 4000ex pour toucher des droits d'auteurs et on en a imprimé que 1500ex parce que après on sera passé à autre chose ... Et puis, tu sais quoi ? C'est une trilogie, mais vu que le 1er ne se sera pas vendu, les autres ne verront jamais le jour ... Tout ça pour 3000€ !
            Comment expliquez-vous que, dans un secteur en constante augmentation, des professionnels qui font ce métier depuis plus de 20 ans en viennent à l'abandonner la mort dans l'âme car ils ne s'en sortent plus ?
            C'est une passion soit mais avant tout un métier où l'on travaille sans compter ses heures, ni ses week-end.
            C'est une passion et c'est justement pour cela que certains éditeurs en profite pour proposer des prix bradés car il y aura toujours des petits jeunes qui ont des papillons dans le ventre à l'idée de se voir en librairie qui accepteront, sans savoir qu'ils participent à l'assassinat de ce métier.
            Donc les grands principes sur la "loi du marché" sont juste en train de tuer un métier et vous savez quoi ? Et bien, sans dessinateur, scénariste, coloristes et bien : pas de bandes dessinées !

          • https://www.facebook.com/profile.php?id=100019042985772 Yozankh

            Je suis d'accord avec votre constat.
            Et je ne trouve pas qu'il s'oppose au mien. Je le trouve complémentaire.
            Je sais bien que les éditeurs ne sont pas des philanthropes, mais à ce compte-là, l'auto-édition existe aussi si on veut se libérer de cet intermédiaire. Mais cela pose d'autres contraintes (financement initial pour l'imprimeur et quid de la promotion et distribution). Les éditeurs sont en position de force car il y a tellement de titres qui attendent d'être publiés, que si vous n'acceptez pas leurs conditions, ils en ont 50 derrière qui accepteront.
            Mais concrètement, en supposant que vous ayez le pouvoir de changer ce système, comment devrait-il fonctionner pour "garantir" une rémunération décente - et proportionnelle à la quantité de travail fourni - à tous ceux (et ils sont nombreux) qui veulent vivre de cette activité artistique ?
            Faire comme pour le code du travail ? imposer une rémunération minimum proportionnelle au travail à éditer (un peu comme le SMIC pour les salariés) ?

          • Faurel

            En effet, la surproduction est la principale cause de la situation actuelle.
            Quant à l'auto-édition ce n'est qu'une solution provisoire pour se faire connaitre, car en effet le système est fait de sorte que nous sommes vite bloqué par le problème de la distribution qui est au main de grands groupes.
            La promotion est quelque chose de gérable bien que chronophage et donc incompatible avec les exigences de production de ce métier et l'imprimeur n'est pas forcément le poste le plus important sur le prix global d'un ouvrage.
            Petit exemple vécu : Est-ce normal qu'un éditeur (sous la pression de la grande distribution) pilonne des milliers d'exemplaires pour ensuite les réimprimer à la sortie du 2ème tome d'une série ? D'autant plus quand on considère la rémunération au lance pierre des auteurs !
            En effet, les états généraux de la BD avaient exprimé la nécessité de poser un cadre pour éviter les dérives et permettre aux auteurs de vivre ...
            Pour moi, il s'agit juste d'avoir une conscience corporative et culturelle du métier d'éditeur, ce qui est de moins en moins le cas. Utopie ou bon sens ?

          • https://www.facebook.com/profile.php?id=100019042985772 Yozankh

            Même si je ne suis pas (encore) allé voir de l'intérieur, les maisons d'éditions sont des sociétés comme les autres. Et comme les autres, la dérive actuelle de toute notre société vers le bénéfice financier maximal va à l'encontre de votre utopie, je le crains. Mais si nous faisons cela malgré tout c'est que nous croyons en notre travail, enfin j'imagine.
            Vous savez, j'ai quitté mon boulot de cadre il y a quelques mois pour écrire mon premier roman. J'ai tout plaqué. C'est un défi que je me suis lancé pour ce projet. J'ai 3 ados à la maison, et si je me plante, je vais me retrouver avec ma famille sans rien. Il faudra tout recommencer à zéro. Donc croyez bien que je partage vos interrogations et votre indignation... J'y serai directement confronté d'ici quelques mois...

          • Faurel

            Pour terminer notre échange sur une note plus positive. Je pense que c'est aux acteurs de la filière de la BD de rendre possible cette utopie.
            D'autant plus, que c'est un secteur qui a connu cette époque où il y avait une conscience culturelle et corporative et cela ne l'empêchait pas d'être florissant puisqu'il en est là aujourd'hui.
            Les auteurs qui ont du poids et qui s'investissent le font aussi pour tous les autres, les Etats généraux de la BD ont été très bénéfiques puisqu'ils avaient comme objectif, entre-autre, de sortir les auteurs de leur isolement. Soit, "l'état des lieux" effectués est un peu terrifiant, mais nous pouvons espérer que le temps de l'action fera bouger les lignes et tout le monde peut y prendre part.
            Les auteurs ont une force indéniable : sans eux, les éditeurs n'auront rien à imprimer !

          • https://www.facebook.com/profile.php?id=100019042985772 Yozankh

            Je vous approuve, et bien sûr que l'on peut faire bouger les lignes.
            Pour reprendre l'exemple de tout à l'heure où je sais que si une personne n'accepte pas ces conditions, il y en a 50 qui attendent derrière. Dans ce cas, rien ne changera. Mais si plus aucun auteur n'accepte, comme vous le dites très bien, les éditeurs n'auront plus de "matière" pour faire tourner leur business, et ils reverront les termes du contrat. Il faut atteindre cette masse critique qui fera plier les éditeurs.
            Pour autant, je reste pragmatique, tous les auteurs ne pourront pas vivre de leur art. Mais si on pouvait remplacer le :
            - 80% d'auteurs qui vivent avec moins de 30.000 euros par an, par 20%
            et les
            - 30% qui vivent avec moins de 10.000 euros par an, par 5%
            ça serait déjà super bien !!

          • https://www.facebook.com/profile.php?id=100019042985772 Yozankh

            Pour continuer un peu dans mon "analyse de marché", la production de nouveautés dans le livre a fait un bon de 175% en 35 ans ! C'est génial pour notre la richesse de notre culture, mais la population (+30% sur la même période en nb d'habitants) et la demande des lecteurs n'a pas fait un tel bond !
            C'est comme dans l'alimentation, Si la production de tomates est ainsi décuplée, les producteurs de tomates auront le même problème, car les gens ne mangent pas plus, et ne veulent pas manger que de la tomate - depuis cette même période des années 70, le monde de la culture du livre est aussi concurrencée par la télévision, les jeux vidéos, Internet.
            J'entends bien ce que vous dites, et je suis d'avis aussi qu'il y a des choses à améliorer, mais nous sommes confrontés (et j'en suis le premier désolé), à une surproduction et, encore hélas, quand on a trop de tomates - aussi bonnes soient-elles, il y en a qui finissent à la poubelle.

    • Vincent Hubert

      Bonjour Charles, je suis en train de créer une startup dans le domaine du dessin et de la BD, j'aimerais échanger avec vous, en qualité d’amateur de BD, pour valider certaines hypothèses. Si vous êtes intéressé, vous pouvez me contacter : contact.tourceleste@gmail.com Cordialement,

  • j “jwanquet” wanquet

    Évidemment, vous voulez qu'on parle par onomatopées ? vous savez pas ce que que c'est que l’orthophonie .....

    Par exemple, les expressions « cui-cui » et « piou-piou »
    sont les onomatopées désignant le cri de l'oisillon, « crac » évoque le
    bruit d'une branche que l'on rompt ou d'un arbre qui tombe au sol,
    « plaf » et « plouf » correspondent au bruit d'un plongeon, etc.

  • Romuald Perny

    Le problème des auteurs est malheureusement comme beaucoup d’autres professionnels, les intermédiaires gagnent bien plus que les créateurs eux mêmes. A cause aussi des charges de chacun, on en revient toujours à la même chose.

  • enfaitpourquoi

    eh bien voilà une étude intéressante... mais une fois de plus n'est-ce pas le monde intermédiaire qui profite de ceux qui produisent?