Visa pour l'Image : le photographe Pascal Maître reçoit un visa d'honneur

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/09/2015 à 17H43
Fleuve Congo, Maluku. Un bateau chargé de rondins de bois et de passagers arrive de Kisangani. Février 2013.

Fleuve Congo, Maluku. Un bateau chargé de rondins de bois et de passagers arrive de Kisangani. Février 2013.

© Pascal Maitre / Cosmos / National Geographic Magazine

Jusqu'au 13 septembre 2015, à Perpignan, Visa pour l'Image, le rendez-vous international du photojournalisme, présente les reportages de photographes happés par les visages et les paysages. Pascal Maitre y a reçu, le 6 septembre, un "Visa d'honneur" pour l'ensemble de sa carrière. Il revient de son expédition sur le fleuve Congo avec des photos qui racontent des kilomètres d'histoires.

Ce photojournaliste est particulièrement reconnu pour ses reportages en Afrique. Né en 1955, le Français a abandonné en 1978 ses études de psychologie pour rejoindre la rédaction du magazine Jeune Afrique, où il restera trois ans. Il poursuit ensuite sa carrière pour des magazines comme Géo ou Life. Ses nombreux reportages le conduisent dans tous les coins du monde, de la Sibérie à  l'Amérique du sud en passant par l'Afghanistan, avec une prédilection pour l'Afrique, continent qu'il arpente depuis plus de trente ans.

C'est un serpent immense qui traverse 4 500 kilomètres en Afrique australe, le fleuve Congo prend sa source sur les hauts plateaux du continent et descend majoritairement la République démocratique du Congo pour aller se jeter dans l'océan Atlantique. Frontière naturelle avec l'Angola, le fleuve légendaire est un personnage à part entière dans le travail de Pascal Maitre. 

Jean-Michel Escafre et François Jobard ont demandé aux festivaliers de Visa pour l'image de commenter ce voyage à bord du fleuve Congo.     

https://videos.francetv.fr/video/NI_487087@Culture

Le fleuve de tous les dangers

Près de 30 millions de personnes vivent le long de ses rives, le fleuve est la seule manière de communiquer pour les populations parfois au péril de leur vie. Outil de commerce et d'échanges, toutes sortes de marchandises transitent sur l’eau et les attaques sont fréquentes. "C'est ce contraste entre la beauté du paysage et la dureté des conditions de vie qui sautent aux yeux" souligne une visiteuse
 
La vie à bord du bateau JCM-Services (Jésus-Christ Merveilleux Services) et sur la rive du fleuve après Mbandaka, 100 km avant Lisala. Les gens du village viennent vendre crocodiles (25 dollars), poulets, canards, et acheter des marchandises.

La vie à bord du bateau JCM-Services (Jésus-Christ Merveilleux Services) et sur la rive du fleuve après Mbandaka, 100 km avant Lisala. Les gens du village viennent vendre crocodiles (25 dollars), poulets, canards, et acheter des marchandises.

© Pascal Maitre / Cosmos / National Geographic Magazine

Un fleuve riche de visages et de couleurs

Passionné par l'Afrique moderne, Pascal Maitre parcourt depuis 35 ans, le continent africain en reporter pour raconter des histoires pas comme les autres. Avec des gammes de couleurs et d’expressions qui révèlent une recherche artistique approfondie.

Le contraste est saisissant entre les couleurs de la foule, la diversité des produits transportés et le danger imminent.  "La photo qui me marque c'est celle où les hommes écrasent l'huile de palme, l'impression d'avoir des animaux qui tournent comme sous les romains", décrit une autre visiteuse.
 
Pascal Maitre © Pascal Maitre

La photo la plus longue de cette 27e édition est un panoramique de 4 mètres, installé dans la chapelle du Couvent des Minimes à Perpignan.

-> Pendant toute la durée de Visa pour l'image, la rédaction de France 3 Montpellier suit en direct le festival 
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 Visa pour l'image du 29 août au 13 septembre 2015 à Perpignan