Street art : des apprentis graffeurs en stage dans le Cantal

Par @Culturebox
Publié le 14/04/2018 à 17H53
Le garff oui, mais pas n'importe comment ! A Maurica, les ados sont encadrés par Vincent Pietri (au sommet de l'escabeau), un prof de street art et fondateur du festival 10e art.

Le garff oui, mais pas n'importe comment ! A Maurica, les ados sont encadrés par Vincent Pietri (au sommet de l'escabeau), un prof de street art et fondateur du festival 10e art.

© France 3 Culturebox

Des bombes aérosol, une cabane défraîchie et l’imagination en bandoulière : ils sont 8 jeunes ados à profiter des vacances pour s’initier au street art. Un stage proposé à Mauriac dans le Cantal par Vincent Pietri, le fondateur du festival 10ème art qui se déroule à Aurillac depuis 2016.

Vous ne le saviez peut-être pas mais le Cantal est une terre d’accueil pour le street art. Depuis 2016, Aurillac accueille le festival 10e Art qui permet pendant plusieurs jours à une dizaine d’artistes de laisser libre cours à leur imagination en prenant possession des murs de la ville pour des œuvres au format XXL.

Exprimer des émotions en grand format

Mais pour l’heure, ce sont des apprentis graffeurs qu’encadre Vincent Pietri, le fondateur de ce festival. Huit ados, filles et garçons, qui découvrent avec lui les techniques, le matériel et la pratique du street art. Avant de dessiner sur les murs, il faut imaginer la fresque. Lilou 13 veut faire rentrer quelque chose "comme un gros chamallow !". Ce qui lui plaît dans le graffiti ? "C’est l’expression qu’on peut mettre, nos émotions". Son dessin parle ainsi d’un "monde où tout le monde est en paix".

Reportage : F3 Auvergne - A. Albert / M-L. Robert /L. Bortolazzo / G. Malfray

https://videos.francetv.fr/video/NI_1220131@Culture

Après le dessin papier, on passe à la bombe aérosol pour tracer l’esquisse sur les murs d’une vieille cabane. "L’outil bombe est compliqué" explique Vincent Pietri, "il y a un apprentissage technique à faire. Il fait aussi arriver à passer sur le mur les idées qu’on a eu sur le papier". Pas de souci pour Basil, un ado de 12 ans : "C’est sympa de dessiner à l’air libre et de remodeler les murs !".

Le street art en milieu rural

Depuis quelques années, le street art a acquis ses lettres de noblesse et une vraie reconnaissance. Raison de plus pour initier ces jeunes, et leur donner envie de s’engager dans la voie du graff ou en tout cas de s’intéresser à ce monde foisonnant de créations. C’est aussi permettre au street art de "trouver sa place en milieu rural alors que dans ce domaine, on parle souvent de pratiques ultra urbaines" souligne Vincent Pietri.

Une performance et des ateliers

A Mauriac, ces ateliers sont organisés alors que le graffeur Russ est en résidence. Du 23 au 27 avril, il réalisera une performance graphique, une œuvre grand format réalisée sur l'immeuble Logisens (situé boulevard Charles-de-Gaulle) à Mauriac.

En avril, un atelier graffiti et photo sera proposé à Ydes pour les 11-17. L’objectif est de créer un collectif artistique qui s’initiera aux techniques du street art en s’inspirant d’un reportage photo réalisé par le graffeur XKUZ (lui aussi en résidence dans le Cantal).
 
En juin, d’autres ateliers seront proposés à Brouzac et Arpajon-sur-Cère. POur en savoir plus, rendez-vous sur le site du festival 10e art