Les graffeurs Sowat et Lek réveillent la tour Saint-Nicolas de La Rochelle

Mis à jour le 25/05/2018 à 10H00, publié le 25/05/2018 à 09H53
La Tour Saint-Nicolas colorée

La Tour Saint-Nicolas colorée

© France 3/ Culturebox

Jusqu’à la fin du mois de mai, la tour Saint-Nicolas de La Rochelle abrite une installation des artistes graffeurs Sowat et Lek. En plus de cette création, ils interviennent à divers endroits dans La Rochelle pour partager leurs créations dans toute la ville.

A La Rochelle, la tour Saint-Nicolas a quelque chose de changé Tout d'abord à l’extérieur, elle arbore un drapeau pirate des plus étranges, tandis qu’à l’intérieur, les pas des visiteurs créent des jeux de lumière sur une installation en aluminium. Les deux graffeurs Sowat & Lek sont à l’origine de ce dépoussiérage. 

Reportage de Y.Salaün, J.Bouchon, M.Coudrin pour France 3 Atlantique 

https://videos.francetv.fr/video/NI_1240063@Culture

Les deux artistes assument de travailler dans un cadre patrimonial, qui n’est pas le premier lieu qui vient à l’esprit pour faire du street art.

Si on veut vraiment appuyer notre art il faut aller dans ce type d’endroits.

Lek, graffeur

Lek, de son vrai nom Frédéric Malek, poursuit en disant que le fait d’investir des endroits institutionnels ajoute de la valeur à leur travail.  Le duo a déjà réalisé une installation monumentale, dans le cadre de "Lasco project" au Palais de Tokyo en 2014.

Dialogue entre patrimoine et art contemporain

Les artistes Sowat et Lek se sont fait connaitre internationalement pour leur Mausolée. En 2010, ils ont commencé à graffer un supermarché désaffecté à Paris et l’ont transformé en gigantesque œuvre d’art. Cette réalisation éphémère et illégale leur a permis d’être exposés dans des lieux comme la Villa Médicis ou le Palais de Tokyo.

Aujourd’hui les deux graffeurs s’intéressent au pont qui servait à relier les deux tours de la Rochelle. Elles font partie des cent sites du réseau des monuments nationaux, qui a décidé d’accueillir cette année des plasticiens. Sébastien Arnault, qui travaille au centre des monuments nationaux défend cette idée de dialogue entre patrimoine et art contemporain.

Ainsi, les graffitis faits par les prisonniers ou les soldats répondent à ceux des artistes d’aujourd’hui. Lek explique que pour graffer dans une ville il faut être au courant de son passé : "on a toujours besoin de s’appuyer sur quelque chose d’utopique et d’historique". 

L'installation en aluminium de Sowat et Lek, à l'intérieur de la tour Saint-Nicolas 

L'installation en aluminium de Sowat et Lek, à l'intérieur de la tour Saint-Nicolas 

© France 3/ Culturebox

Les habitants de La Rochelle sont servis en matière de street art, puisque Lek et Sowat s’exercent à la fois dans la tour Saint-Nicolas et dans la ville de La Rochelle.