Le street-art de Hong Kong explose dans la rue et à la foire Art Basel

Par @Culturebox
Publié le 26/03/2018 à 15H33
Le street artist Dan Kitchener peint à la bombe devant un bar de Hong Kong.

Le street artist Dan Kitchener peint à la bombe devant un bar de Hong Kong.

© Anthony Wallace / AFP

La créativité des artistes de rue de Honk Kong, en pleine effervescence depuis quelques années, est à l'honneur cette semaine à Art Basel, la grande foire internationale d'art contemporain qui tient sa sixième édition cette année dans l'ancienne colonie britannique.

Les oeuvres d'artistes représentés par des galeries pourront être vues pendant cinq jours à compter de mardi dans un énorme centre d'exposition sur le front de mer.
 
Mais l'art est également dans la rue. Le Britannique Dan Kitchener, 43 ans, qui signe des fresques murales, effectue ce mois ci sa troisième visite dans l'ex-colonie. Il peint à la bombe des scènes urbaines pleines d'atmosphère dans les ruelles pentues et étroites. "Pour moi Hong Kong dégage un certain feeling, son échelle immense et ses gratte-ciel, et puis ces minuscules allées", dit-il tandis qu'il peint le mur d'un bar.

Dan Kitchener aime particulièrement reproduire la lumière des néons, les reflets et la pluie qui l'avaient déjà captivé quand il était à Tokyo. L'artiste vient d'achever de peindre un marché de rue avec force détails dans le quartier d'affaires de Wan Chai avant de passer au mur d'un troquet de Central, au coeur de la mégapole.
L'artiste australien Anthony Lister devant une de ses fresques à Hong Kong.

L'artiste australien Anthony Lister devant une de ses fresques à Hong Kong.

© Philip Fong / AFP

Juste en face du bar se trouve une fresque emblématique, réputée être le mur le plus photographié de la ville, signée par Alex Croft. Elle reproduit des rangées de maisons anciennes sur un fond bleu vif.

Hong Kong est dépourvu de musée d'art de renommée internationale et les grandes expositions s'y arrêtent rarement. Il est parfois difficile d'obtenir l'autorisation d'organiser des spectacles publics.

Mais la demande croissante en Asie ajoutée à un nombre croissant d'expositions commencent à changer la donne.  En 2015, une mosaïque de l'artiste de rue français Invader avait été vendue par Sotheby's Hong Kong pour 220.000 euros, un record mondial. La mosaïque représentait Hong Kong Phooey, chien masqué adepte des arts martiaux et personnage d'un dessin animé américain des années 1970.