Les beautés grecques du British Museum prêtées à la Fondation Gianadda

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 20/03/2014 à 12H30
Parmi les 135 pièces du British Museum exposées à Martigny, le Discobole et Le Diadumène

Parmi les 135 pièces du British Museum exposées à Martigny, le Discobole et Le Diadumène

© France 3 Culturebox

La beauté du corps dans l'Antiquité grecque. C’est le thème de la nouvelle exposition proposée à la fondation Pierre Gianadda à Martigny en Suisse jusqu’au 9 juin. Elle fait figure d’événement car c’est le British Museum de Londres qui a prêté 135 des plus belles œuvres de sa collection. Parmi elles, de nombreux chefs d’œuvre.

Reportage : Isabelle Colbrant, Jean-Pierre Rivet, Thao Huynh

https://videos.francetv.fr/video/NI_146411@Culture

7 millions. C’est la quantité d’objets répertoriés dans les collections du British Museum de Londres et qui figurent parmi les plus prestigieuses au monde. Rome et la Grèce antiques constituent la section la plus importante du musée avec vingt-quatre salles consacrées aux œuvres de ces périodes. C’est un des responsables du département antique qui a proposé à la Fondation Gianadda d’organiser cette exposition autour de la thématique du corps dans l’antiquité grecque. Il faut dire que la Fondation est installée à Martigny, antique capitale du Valais romain et a été construite autour des vestiges d’un temple découvert en 1976.

La recherche d'un corps parfait

L’exposition a été organisée autour de plusieurs thèmes (le sport, la naissance, le mariage et la mort, l’amour et le désir) qui permettent de voir comment les Grecs célébraient la beauté des corps masculins et féminins. La façon dont les artistes grecs ont représenté le corps a marqué un tournant dans l’art. En mettant la figure humaine au cœur de leur œuvre, ils ont rompu avec la tradition des autres civilisations précédentes qui étaient tournées vers un « divin inaccessible », à l’image des Egyptiens. En Grèce, l’homme doit s’améliorer, se perfectionner sans relâche pour obtenir la faveur des dieux. Et cette perfection passe par le corps, soumis à des exercices constants pour avoir une apparence noble et élégante. Les artistes observent le corps humain mais n’hésitent pas à l’idéaliser pour donner une vision plus équilibrée et idéale.
"Le Discobole", marbre, période romaine, IIe siècle après J.-C.

"Le Discobole", marbre, période romaine, IIe siècle après J.-C.

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« La beauté du corps dans l’Antiquité grecque » à la Fondation Pierre Gianadda à Martigny (Suisse) jusqu’au 9 juin 2014 - Tous les jours de 10 h à 18h