Le duo Rose K crée l'illusion avec du grillage au Palais Bénédictine de Fécamp

Par @Culturebox
Mis à jour le 17/08/2018 à 18H10, publié le 17/08/2018 à 18H05
24 visages fabriqués avec du grillage et animés par un mécanisme.

24 visages fabriqués avec du grillage et animés par un mécanisme.

© France 3 Culturebox (capture d'écran)

C’est fou ce qu’on peut faire avec du simple grillage ! Preuve en est au Palais Bénédictine à Fécamp avec l’exposition "In mordicus et cætera". A partir de ce matériau basique, deux artistes havraises, Rose K et Rose K, ont imaginé des sculptures qui jouent sur l’illusion d’optique. L’effet est à la fois beau et saisissant. A découvrir absolument jusqu’au 6 janvier 2019.

A l’origine de cette exposition, un duo d'artistes né en 2006 : Laurence Drocourt et Aurélie Foutel, alias Rose K & Rose K. Un nom d’artiste en copié collé pour ne pas se distinguer l’une de l’autre et faire en sorte que chaque création soit une création commune. Dans le cas présent, on ne saura pas qui a imaginé ces formes de fer, qui les a montées, et qui s’est occupé de les mettre en mouvement.

"Ce n'est que du grillage !"

Nos deux Rose K ont imaginé une installation spécifique pour la grande salle du Palais Bénédictine, à savoir 24 visages masculins réunis autour d’une immense table et qui mâchent en silence grâce à des moteurs qui animent chacun de ces portraits fabriqués dans un grillage à mémoire de forme.

L’effet est saisissant et on imagine une technologie numérique hyper-pointue mais non : "Ce n’est que du grillage !" explique Bruno Delarue, le commissaire de l'exposition. "Un grillage fin sur un autre, plus épais... Accolé l’un à l’autre, avec une lumière un peu tamisée, on ne sait pas ce qui est devant, ce qui est derrière, on est dans la magie !".

Reportage : France 3 Baie de Seine - B. Drouet / E. Darcel / J. Ledoyen

Sculptures de tissu métallique

Moins "magiques" mais tout aussi hypnotiques, les sculptures masculines en tissu métallique qui tournent sur elles-mêmes et dont les ombres ajourées se projettent sur les murs. Un procédé qui enthousiasme Bruno Delarue : "Ce qui est formidable, c'est que d’habitude, un sculpteur fait un dessin pour faire sa sculpture. Là, elles travaillent à partir d’un dessin mental et au final c’est la sculpture qui fait le dessin".
Exposition Palais Bénédictine 5

© Rose K et Rose K

Dernière exposition

"In modicus et cætera" est la dernière exposition temporaire proposée au Palais Bénédictine. Un édifice d'inspiration gothique et Renaissance, construit au XIXe siècle par Alexandre Le Grand en l'honneur de la liqueur. En 1988, dans ce "palais-usine" consacré à la fois à l'histoire de l’élaboration de la célèbre liqueur, un espace dédié à l’art contemporain a été créé, accueillant des œuvres de Dalí, Braque, Chagal, Warhol, Dubuffet ou César. Un recentrage sur la marque Bénédictine serait à l’origine de cette décision.