Visa pour l'image : "La Syrie d'Assad" dans l'oeil de Sergey Ponomarev

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/09/2015 à 11H38
Quartier d’Al-Khalidiya, Homs, Syrie, dimanche 15 juin 2014. Une famille charge ses affaires dans un taxi qui circule au milieu des décombres.

Quartier d’Al-Khalidiya, Homs, Syrie, dimanche 15 juin 2014. Une famille charge ses affaires dans un taxi qui circule au milieu des décombres.

© Sergey Ponomarev pour le New York Times

La vie est-elle possible dans une ville en guerre ? Oui si l’on en croit le travail réalisé à Damas et Homs par le photographe russe Sergey Ponomarev pour le New York Times. Intitulée "La Syrie d’Assad", l’exposition proposée au festival Visa pour l’image montre le quotidien des habitants qui tentent coûte que coûte de vivre sous les bombardements.

Sergey Ponomarev n’a que 34 ans mais déjà une longue expérience des pays en guerre. Entré à l’agence AP à Moscou en 2003, il a sillonné l’ex-URSS avant de couvrir le conflit israélo-libanais de l’été 2006. Au Moyen-Orient, il a photographié la révolution libyenne, les bombardements israéliens à Gaza et le conflit en Ukraine.
 
Journaliste indépendant depuis 2012, Sergey travaille régulièrement pour le New York Times et Paris Match. Sa vision de la Syrie d'Assad a été jugée par certains complaisante envers le régime officiel. Mais l'objectif de Sergey Ponomarev est bien de déconstruire la propagande, quelle qu'elle soit, pour comprendre la réalité.

Reportage : M. Tamon / M. Savineau

https://videos.francetv.fr/video/NI_487125@Culture

Né à Moscou en 1980, Sergey Ponomarev découvre la photographie au lycée. Très vite, il se passionne pour la photo de presse. Il fait ses débuts dans le journal de son lycée, entièrement conçu et réalisé par les élèves. Après des études de journalisme à l’université de Moscou, il travaille pour Kommersant, l’un des principaux quotidiens russes. A cette époque, ses photos sont parfois reprises, en pige, par Associated Press. En 2003, il intègre l’agence comme photojournaliste permanent.

Un an plus tard, il vit sa première expérience de guerre à Beslan lors de la prise d’otages dans une école, par un groupe de rebelles tchétchènes. La suite est une longue liste des conflits armés qui ont secoué le monde : Israël, Liban, les printemps arabes, l’Ukraine.
24 Juillet 2014 - Un père s'occupe de sa fille blessée lors d'une attaque aérienne israélienne su l'école des Nations Unies située à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza

24 Juillet 2014 - Un père s'occupe de sa fille blessée lors d'une attaque aérienne israélienne su l'école des Nations Unies située à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza

© Sergey Ponomarev pour le New York Times
"Je ne suis pas fasciné par la guerre, simplement la guerre rend les choses claires : il y a le noir, il y a le blanc. Ceux qui assurent votre sécurité et leurs ennemis. Il n’y a que deux camps. Quand on rentre, on retrouve les nuances de gris. J’ai compris qu’il y avait deux mondes : le nôtre, celui de la paix, et celui de la guerre", confiait-il en avril 2015 à l’occasion de l’’exposition "Effondrement" proposée dans une galerie parisienne.

"La Syrie d’Assad" par Serguey Ponomarev au Couvent des Minimes
Festival Visa pour l’image à Perpignan
Jusqu’au 13 septembre
Entrée gratuite, tous les jours, de 10h à 20h