"Une guerre sans nom", deux expositions pour raconter la guerre d’Algérie à Perpignan et Rivesaltes

Publié le 28/03/2018 à 15H56
A partir de 1962, des milliers de Harkis quittent l'Algérie pour la France où transiteront pas des camps dont celui de Rivesaltes.

A partir de 1962, des milliers de Harkis quittent l'Algérie pour la France où transiteront pas des camps dont celui de Rivesaltes.

© France 3 / Culturebox capture d'écran

La guerre d’Algérie reste, aujourd'hui encore, une blessure profonde pour beaucoup de Français. "Une guerre sans nom" que le Centre International de Photojournalisme et le Mémorial du Camp de Rivesaltes ont décidé de raconter en images à travers des clichés pris par des professionnels mais aussi des amateurs. Un point de vue inédit sur le conflit et ses conséquences sur les populations.

Une guerre sans nom, 1954-1962 Algérie.

Des premiers combats en 1954 à la signature des accords d’Evian en 1962, la guerre d’Algérie aura, pendant huit ans, déchiré la France. Un conflit douloureux et fratricide qui va profondément et durablement marquer des générations d’habitants des deux côtés de la Méditerranée. De cette guerre on possède de nombreuses photographies. Mais selon leur auteur – photographe amateur ou professionnel, militaire ou indépendantiste, le point de vue n’est évidemment pas le même. Une multitude de regards que le Centre International de Photojournalisme a rassemblé le temps d'une exposition jusqu’au 13 mai au Couvent des Minimes à Perpignan.

Une guerre sans nom, 1962-1964 Rivesaltes.

Après les accords d’Evian, les Algériens qui se sont battus aux côté de la France doivent quitter l’Afrique du Nord. Entre 1962 et 1964, 22 000 Harkis transiteront pas le camp de Rivesaltes dans l’attente d’une solution de relogement. Hommes, femmes et enfants vivent ici dans des conditions très précaires. C’est ce quotidien de misère que l’exposition au Mémorial du camp de Rivesaltes tente de décrire. Là encore, les photos de professionnels côtoient celles prises par les rapatriés eux-mêmes. Un regard très humain sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire de France à découvrir au Mémorial du Camp de Rivesaltes jusqu’au 2 septembre.

Reportage : A. Cheron / F. Savineau / C. Gregorius

https://videos.francetv.fr/video/NI_1210295@Culture