Photographie : les trésors d'un studio de ville à l'heure de sa fermeture

Mis à jour le 20/04/2018 à 17H49, publié le 20/04/2018 à 17H46
Les collections du studio Delaunay

Les collections du studio Delaunay

© France 3 Culturebox capture d'écran

A Ruffec, en Charente, le studio de photographie Delaunay ferme ses portes. Il avait ouvert dans les années 70. Son sous-sol et son grenier sont pleins de photos et de négatifs accumulés au fil de ces décennies. Elles ont vu l'arrêt de l'argentique et l'irruption des pratiques de la photo numérique. Sujets d'actualité, portraits...Toute une époque en somptueux tirages noir et blanc... ou couleurs.

Cétait inéluctable, les studios de photo où les familles donnaient les souvenirs à developper et se faisaient tirer le portrait un par un, en voile de communiante ou en jeunes mariés, ces petits studios installés dans toutes les villes étaient appelés à disparaître. Les nouvelles pratiques de la photo, dictées par l'abandon de l'argentique au profit du numérique ont boulerversé son approche.

 A Ruffec, le studio appartenait à la famille Delaunay. Créé dans les années 70 par le père de l'actuel popriétaire, il a accumulé des trésors photographiques. Au grenier et à la cave se sont entassés des milliers de tirages, de négatifs de tous formats et sur des dizaines de sujets différents.  Poses, coiffures, vêtements, événements, ils portent la trace de leur époque. C'est sans nostalgie mais avec le sentiment de détenir un vrai trésor que l'actuel propriétaire de ce lieu presque magique nous fait visiter ces archives d'un temps révolu.

Reportage : France 3 Poitou-Charentes C. Wormser / T. Chapuzot / C. Grivet

https://videos.francetv.fr/video/NI_1223207@Culture




Aujourd'hui, on ne prend plus seulement des photos en vacances ou lors d'évènements importants, grâce aux nouvelles techniques et principalement aux smartphones, il ne se passe pas un jour sans que le moment soit immortalisé... jusqu'au lendemain, au moins ! Seule une infime partie de ces images sera tirée sur papier. Conséquences : la plus grande firme photographique de l'histoire, Kodak, a fait faillite, et les petits studios ont mis la clés sous la porte.