Les "blessures du monde" dans les yeux du photographe Gilles Caron

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/07/2014 à 10H34
Le regard de Gilles Caron sur la guerre

Le regard de Gilles Caron sur la guerre

© Gilles Caron/Culturebox

Le château de Tours en Indre-et-Loire, propose une rétrospective de l'oeuvre du photographe-reporter Gilles Caron. Le cofondateur de l'agence Gamma avec Raymond Depardon et Hugues Vassal a été l'un des précurseurs de la photo people.


Reportage : D.Gannay-Meyer / J-P Tranvouez / Ph.Gay

https://videos.francetv.fr/video/NI_149115@Culture

L'exposition nous emmène d'un monde à l'autre, celui des stars de la nouvelle vague, des vedettes du cinéma, très vite reléguées au second plan par l'actualité de la guerre...celle des six jours en Israël, en 1967, par exemple. Chaque photo est une invitation à la réflexion, à comprendre les enjeux.
Gilles Caron témoin de son époque, raconte les évéments les plus noirs, avec justesse et humanité. Une maturité et une justesse étonnantes pour son jeune âge, il n'avait pas 30 ans que déjà ses clichés faisaient la une de la presse nationale et internationale.

"Je ne prendrai aucun risque"
Son regard sur les bouleversements de la société, Mai 68 à Paris et l'image de Daniel Cohn-Bendit souriant à un CRS casqué, sur les conflits au Biafra, au Vietnam, au Cambodge est devenu une référence, dans la profession.
"Je vais partir au Cambodge, ce sera la dernière fois. D'ailleurs je resterai à Pnomh Penh, je n'en sortirai pas, je ne prendrai aucun risque" cette phrase prononcée par le photographe juste avant son départ était lourde de sens sur le danger Khmer rouge. Gilles Caron a disparu le 5 Avril 1970, sur la route qui reliait Phnom penh, la capitale cambodgienne, à Saïgon au Vietnam. Il n'y a jamais eu d'enquête officielle sur sa disparition.