Le reporter Laurent Van der Stockt et l'horreur à Mossoul en guerre

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/10/2017 à 09H03, publié le 07/10/2017 à 09H01
Laurent Van Der Stockt et l'une de ses photos

Laurent Van Der Stockt et l'une de ses photos

© France 3 Culturebox copie d'écran

Le reporter de guerre Laurent Van der Stockt expose à Bastia ses clichés pris lors de sa couverture de la guerre en Irak et principalement lors des six mois d'affrontements qui se sont conclus l'été dernier par la prise de Mossoul par les forces irakiennes. Il couvrait cette guerre pour le compte du journal "Le monde". Un quotidien terrible avec pour principales victimes, les civils irakiens.

Les photos que Laurent Van der Stockt a rapportées d'Irak et que l'on peut regarder à Bastia sont terribles. Terribles et belles. Elles posent ainsi la question centrale qui anime la photographie de guerre : peut-on, a-t-on le droit de fabriquer du beau avec l'horreur ? La question n'est pas nouvelle et elle dépasse le cadre du reportage. Elle était déjà au coeur du principal reproche fait à Francis F. Coppola en 1979 lors de la sortie d"Apocalypse Now", son chef d'oeuvre qui portait alors sur le conflit vietnamien.

Reportage : France 3 Corse F. Bernardi  / C. Lemeur  / D. Gavat

https://videos.francetv.fr/video/NI_1093039@Culture


Le 9 septembre dernier, le reporter a reçu le Visa d'Or à Perpignan, à l'occasion du festival "Visa pour l'Image". Dans le cas des photos de guerre, le prix ne vient pas récompenser une quelconque beauté de la violence mais plutôt la puissance d'un témoignage et sa rareté. On le sait cependant, la puissance d'une image passe par sa composition autant que par le choix du moment qu'elle a saisi. Sans parler de beauté, on peut alors évoquer une esthétique de la guerre. Terme qui n'en exclut ni le caractère morbide ni l'horreur intrinsèque. C'est cette force là, l'esthétique au profit de l'émotion, qui habite les photos irakiennes de Laurent Van der Stockt que l'ion peut découvrir jusqu'au 27 octobre 2017 au Centre Culturel Una Volta de Bastia.