Des clichés de Raymond Depardon sur les JO rassemblés dans un album pour Reporters Sans Frontières

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/12/2017 à 20H04, publié le 24/11/2017 à 18H21
Le photographe Raymond Depardon pose avec son appareil à Bogota, en Colombie. 

Le photographe Raymond Depardon pose avec son appareil à Bogota, en Colombie. 

© EITAN ABRAMOVICH / AFP

Les clichés ont été réalisés entre le milieu des années 1960 jusqu'en 1980. Des jeux d'été de Tokyo en 1964 à ceux de Moscou en 1980, en passant par ceux de Mexico et de Grenoble (1968). "Les JO de Raymond Depardon" est sorti en kiosques le 7 décembre 2017.

Ce portfolio inédit de clichés en noir et blanc du célèbre photo-reporter offre une galerie de portraits très divers. Depardon saisit sur le vif des athlètes de légende, comme la gymnaste roumaine Nadia Comaneci, ou le roi américain du saut en hauteur Dick Fosbury, aussi bien que des spectateurs. Son travail témoigne aussi des conflits géopolitiques et sociétaux qui trouvent dans les JO une vitrine médiatique sans équivalent et relèguent le sport au second plan. 

https://videos.francetv.fr/video/NI_1139267@Culture

Jeux Olympiques et géopolitique

Des images montrent les médaillés d'or noir américains de 1968 à Mexico (Lee Evans, Bob Beamon...), qui lèvent le poing sur le podium pour protester contre la ségrégation raciale et soutenir le "Black Power".
Black Power Mexico © EPU / AFP
Le drame envahit l'objectif du photographe à Munich en 1972, lors de la prise d'otages et l'assassinat d'athlètes israéliens par un commando palestinien. Raymond Depardon signe à cette occasion un très rare cliché d'un membre du commando cagoulé. Mais dès le lendemain, le sport reprend ses droits et les épreuves reprennent, sur décision du Comité International Olympique (CIO).
Raymond Depardon lors des JO de Munich en 1972 

Raymond Depardon lors des JO de Munich en 1972 

© STF / AFP
Ces photographies sont également exposées sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris, du 7 décembre au 7 janvier, à l'heure où la capitale se prépare à accueillir les JO de 2024. RSF, basée à Paris, milite pour la liberté de la presse dans le monde entier. La vente d'albums est l'une de ses principales ressources puisqu'elle représente 30% de son budget annuel.