Découvrez les gargouilles érotiques du chemin de Compostelle

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/04/2016 à 18H13
Gargouilles et chapiteaux érotiques dans les églises du XIIe siècle, la quête du photographe Jean-Marie SIcard 

Gargouilles et chapiteaux érotiques dans les églises du XIIe siècle, la quête du photographe Jean-Marie SIcard 

© France 3 / Culturebox

Le Charentais Jean-Marie Sicard a photographié des milliers de sculptures érotiques trouvées dans des églises romanes sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. En levant les yeux on découvre sur les frontons des églises des scènes torrides, des hommes qui s'exhibent dans le plus simple appareil.

Depuis 2008, Jean-Marie Sicard, un Charentais, passionné d'art roman et ancien professeur de photographie, capte des scènes intimes sur les façades des églises. Tout le long du parcours qui mène à Saint-Jacques de Compostelle, il révèle des sculptures coquines, des chapiteaux montrant des scènes franchement sexuelles. 

Découverte de quelques-uns de ces ornements à Barret et Saint-Michel, deux communes de Charente.

Reportage : C. Chiron / B. Pillet / M. Sitaud 

https://videos.francetv.fr/video/NI_672935@Culture

Des chemins de Saint Jacques pas très catholiques

Jean-Marie Sicard explore le chemin de Saint-Jacques de Compostelle depuis 2008 sur les conseils de son médecin. Les yeux de l'ancien professeur de photo sont rapidement attirés par des sculptures charnelles qui ornent les façades des églises romanes. 

Sur près de 4500 kilomètres parcourus en France et en Espagne, 2600 clichés sont captés par l'objectif de Jean-Marie. On y découvre par exemple la sculpture d'un homme du clergé embrassant une jeune femme. 
Un homme d'église embrasse lagoureusement une jeune femme (façade de l'église de Barret) 

Un homme d'église embrasse lagoureusement une jeune femme (façade de l'église de Barret) 

© France 3 / Culturebox

Chaque église a des modillons (petites sculptures), mais des modillons érotiques ça ne court pas les rues, rappelle le photographe qui est parti à la chasse aux modillons et aux chapiteaux 
 

Sur la façade de l'église de Barret les chapiteaux et les modillons dévoilent un acrobate mettant largement en évidence son sexe masculin   

Jean-Marie Sicard  
façade église barret © France 3 / Culturebox


Ne succombez pas à cette faute

Selon l'analyse de Jean-Marie Sicard  ces vices cachés de l'Eglise sont surtout là pour chasser le mauvais esprit et la perversité. 

Des moines ou des prêtres commandaient au sculpteur ce genre de petites oeuvres pour simplement montrer la faute, tout en disant ne succombez pas à cette faute.

Modillon © France 3 / Culturebox


Montrer ses fesses en réponse aux ennemis 

Dans la commune de Saint-Michel, l'église abrite un modillon qui en plus d'être totalement impudique affiche un bon sens de l'humour.  

Ce modillon relate une légende, celle de Marcolphe le bouffon de Salomon qui a décidé de lui montrer son arrière-train et ses génitoires pour lui montrer son désaccord.

 

Le bouffon Marcolphe

Le bouffon Marcolphe

© France 3 / Culturebox

 

Après 3 ans de travail, Jean-Marie Sicard aimerait pérénniser son travail à travers la publication d'un ouvrage.