Yan Pei-Ming et ses demoiselles dénudées au musée Niépce de Chalon-sur-Saône

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/10/2016 à 12H00
Yan Pei-Ming au musée Nicéphore Niépce 

Yan Pei-Ming au musée Nicéphore Niépce 

© Capture d'image France3/Culturebox

Le peintre chinois Yan Pei-Ming revient en Bourgogne avec "Mesdemoiselles", une série de nus féminins. Ces peintures ont été réalisées à partir de photos dénichées dans les réserves du musée Niépce de Chalon-sur-Saône.

Trois mois après sa grande exposition à la Villa Médicis de Rome, le plus français des artistes chinois Yan Pei-Ming revient dans sa région d’adoption avec un véritable petit bijou. L’exposition "D’après photo" au musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône. Une série de peintures de femmes dénudées appelée par son auteur "Mesdemoiselles".

Reportage : M. Picoche / C. Gaillard / O. Launay / L. Crotet-Beudet

https://videos.francetv.fr/video/NI_837029@Culture


4000 photos du passé

Yan Pei-Ming a puisé son inspiration dans les réserves du musée Niépce de Chalon-sur-Saône. "On lui a fourni un panel d’environs 4000 images sur des thématiques telles que les femmes, le sexe, la photo érotique", explique dans le reportage de France 3 Caroline Lossent. "Après, c’est lui qui a fait son choix et isolé son sujet".  

Mademoiselle B

Mademoiselle B

© Yan Pei-Ming, ADAGP, Paris 2016

La touche picturale Yan Pei-Ming

Ces photos servent de terreau à la créativité de Yan Pei-Ming. L’artiste isole ces visages, les assemble, dissout le décor. "Je n’ai pas voulu faire quelque chose de fidèle à la photo, ce n’était pas le but", reconnaît Yan Pei-Ming. Paradoxalement, la photographie qui avait enterré le portrait devient dans cette exposition un outil de réhabilitation.  

Yan Pei-Ming en quelques mots...

Né en 1960 à Shanghaï (Chine), Yan Pei-Ming est arrivé en France en 1980. Il s'installe alors à Dijon et étudie à l'Ecole des Beaux-Arts avant de rejoindre l'Institut des hautes études en arts plastiques de Paris. En 1993, il réalise son projet, "Les 108 brigands", alors qu'il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Sa marque de fabrique : les grands formats où sont peints des visages en gros plan. Il est aujourd'hui l'un des plus grands peintres contemporains de sa génération.