Vol du "Port de La Rochelle" de Paul Signac au Musée des Beaux-Arts de Nancy

Mis à jour le 26/05/2018 à 16H53, publié le 25/05/2018 à 09H19
"Le Port de la Rochelle" de Paul Signac a été volé au Musée des Beaux-Arts de Nancy.

"Le Port de la Rochelle" de Paul Signac a été volé au Musée des Beaux-Arts de Nancy.

© PHOTO JOSSE / LEEMAGE

Le tableau de Paul Signac, "Le Port de La Rochelle", d'une valeur estimée à un million et demi d'euros, a été volé dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 mai au Musée des Beaux-Arts de Nancy.

La toile découpée et emportée

"La ville de Nancy a constaté la disparition d'un tableau du Musée des Beaux-Arts, "le Port de la Rochelle" de Paul Signac, une huile sur toile datée de 1915", a indiqué dans un communiqué la municipalité, propriétaire de l'oeuvre. "Le vol a été constaté [...] en début d'après-midi. La toile a été découpée et emportée, le cadre du tableau restant sur place", a précisé le procureur de la République de Nancy, François Pérain.

Reportage : France 3 Lorraine J. Didier  / B. Kratschmar / L. Dulac

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Une oeuvre d'une valeur d'un million et demi

"Le Port de la Rochelle" est une oeuvre pointilliste du  peintre néo-impressionniste, Paul Signac (1863-1935), dont la valeur "serait de l'ordre d'un million et demi d'euros", a précisé le procureur.

La toile de 46 cm sur 55 cm est propriété de la Ville de Nancy. Elle fait partie du legs de la veuve d'Henri Galilée : elle a donné en 1965 au musée 117 oeuvres de la collection du couple.

L'auteur du vol est entré dans le musée comme toute le monde par l'entrée publique, il s'est laissé enfermer et à commis son larcin après la fermeture sans que le gardien de nuit ne le surprenne, a rapporté l'Est Républicain. Il serait ressorti de l'autre côté par un accès réservé à l'administration. Le personnel s'est aperçu de la disparition de la toile jeudi en début de matinée.

Situé place Stanislas à Nancy, le Musée des Beaux-Arts était jeudi ouvert au public. Le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Nancy et l'Office central de lutte contre le trafic des biens cultures (O.C.B.C.) ont été chargés de l'enquête.