Sur les traces de Vincent van Gogh à Arles

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/08/2018 à 15H26, publié le 04/08/2018 à 16H29
L'empreinte de Vincent Van Gogh à Arles

L'empreinte de Vincent Van Gogh à Arles

© France 3 / Culturebox

Le peintre Vincent van Gogh n'a passé que quinze mois dans la ville d'Arles, entre février 1888 et mai 1889. Durant ce séjour, il réalise certains de ses plus beaux chefs-d’œuvre dont de nombreuses scènes de paysages et la célèbre "Maison jaune".

La rédaction de France 3 est partie sur les pas de Vincent van Gogh à Arles, où il a vécu moins de deux petites années. De la Place du Forum aux paysages de Provence, l'artiste a laissé une empreinte puissante dans cette ville des Bouches-du-Rhône. Visite guidée avec les spécialistes de la ville. 

Reportage France 3 : V. Gaget, O. Palomino, E. de Pourquery, H. Cardon, N. Querouil

https://videos.francetv.fr/video/NI_1273453@Culture

La mémoire de "La Maison jaune"

Van Gogh arrive par le train le 20 février 1888. Il a alors 34 ans. Le peintre vient chercher la lumière, les couleurs et faire évoluer sa technique. Selon Anne Gastinel, guide à l'Office de Tourisme d'Arles, il souhaitait se rendre à Marseille et prendre un bateau pour l'Afrique. Mais le train se trouve bloqué par la neige. Il décide alors de rester à Arles. Il loge d'abord dans une pension avant de louer la maison jaune où il veut créer un atelier d'artistes avant-gardistes. Il en  fera un très célèbre tableau. Ce bâtiment, bombardé en 1944, n'existe plus aujourd'hui. Devant la reproduction de cette toile, installée à l'endroit même où le peintre a posé son chevalet, Anne Gastinel explique: "C'était l'endroit idéal. En sortant de la maison, il lui suffisait de parcourir 200 mètres pour se retrouver en plein champs et découvrir cette campagne arlésienne qui le fascine".

"La maison jaune" de Vincent Van Gogh

"La maison jaune" de Vincent Van Gogh

© BERTRAND LANGLOIS / AFP

La peinture sur le champ 

Séduit par la région, l'artiste néerlandais décide de prolonger son séjour. Il arpente la région à pied des heures durant, ébloui par la diversité des paysages. Pendant l'été, il peint de nombreuses scènes de moissons. "Van Gogh cherche à peindre sur le champ, pour être proche des gens simples qui travaillent la terre et il a ce regard pour la nature, le ciel et la terre qui nous nourrissent", explique Bice Curiger, directrice artistique de la Fondation van Gogh à Arles.

"Champs de blé" Vincent Van Gogh, Arles 1888 

"Champs de blé" Vincent Van Gogh, Arles 1888 

© Amer Ghazzal/Shuttersto/SIPA

La dispute avec Gauguin et "L'oreille coupée"

Mais à l'automne 1888, l'arrivée de Paul Gauguin à la Maison Jaune va fragiliser van Gogh. Les deux amis travaillent ensemble et passent tout leur temps ensemble. Ils partagent les frais, boivent beaucoup, peignent côte à côte et l'émulation artistique se transforme peu à peu en disputes de plus en plus violentes, conduisant au drame. "En décembre 1888, à la suite d'une forte dispute, van Gogh s'est coupé le lobe de l'oreille", raconte Rémi Venture, Directeur Médiathèque d'Arles. van Gogh part alors en convalescence à l'Hôtel Dieu d'Arles, où il peint encore des toiles éblouissantes. 
"Autoportrait à l'oreille bandée", janvier 1889

"Autoportrait à l'oreille bandée", janvier 1889

© Peter Dejong/AP/SIPA
Inaugurée en avril 2014, la Fondation Vincent van Gogh Arles rend un juste hommage à son œuvre tout en explorant son impact dans la création actuelle.