Retour en France pour Laure Prouvost, titulaire du prestigieux Turner Prize

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/09/2014 à 11H15
Laure Prouvost au moment de la remise du Turner Prize en décembre 2013.

Laure Prouvost au moment de la remise du Turner Prize en décembre 2013.

© P.Muhly / AFP

En 2013 elle avait créé la surprise en remportant le prestigieux Turner Prize pour son installation "Wantee". La Nordiste Laure Pouvost qui vit à Londres depuis 15 ans est de retour dans son pays natal pour une exposition unique à la galerie Nathalie Obadia à Paris. Elle y poursuit son travail sur la mémoire et l'imaginaire, à travers des oeuvres mêlant video, peinture et collages.

Reportage : C.Massin / D.Dumont / B.Deleporte

https://videos.francetv.fr/video/NI_152083@Culture

Elle serait liée à une grande dynastie d'industriels textiles du Nord. Mais de ce passé en France (qu'elle a quittée pour Londres à l'âge de 18 ans), Laure Prouvost ne parle guère. Son passé, sa famille, elle préfère les inventer à travers ses oeuvres mêlant souvenirs d'enfance et imaginaire, video, peinture et collages. Un univers magique et émouvant. Sensuel aussi au sens littéral du terme. Son oeuvre toute en séduction en appelle aux cinq sens. La sensation du soleil sur sa peau, le goût d'une framboise ou la douce mélancolie engendrée par un souvenir agréable...

Lauréate du Prix Turner
C'est cette approche émouvante et poétique qui lui a valu d'être récompensée en 2013 par la Tate Britain à travers son Turner Prize. Ce prix qui récompense chaque année le meilleur artiste britannique (ou vivant au Royaume-Uni) âgé de moins de cinquante ans est une sorte de Graal de l'art contemporain. "Wantee", l'oeuvre sélectionnée par le jury racontait une histoire. Celle d'un grand -père imaginaire disparu alors qu'il voulait creuser un tunnel pour l'Afrique. 
Les oeuvres exposées actuellement à la galerie Nathalie Obadia se situent dans la lignée de ce mythe. Projet fictif de centre culturel en hommage au grand-père, fresque murale sur sa supposée grand-mère et la façon dont elle a appréhendé la disparition de son époux. Une famille inventée pour l'artiste de 36 ans qui se qualifie elle-même de "super menteuse".

Laure Prouvost, "This is the visit" jusqu'au 31 octobre à la Galerie Nathalie Obadia, 3 rue du Cloître Saint-Merri 75004 Paris. Entrée libre.
Renseignements : 01 42 74 67 68