Redécouvrez Jules Adler, le "peintre des humbles" sous la IIIe République

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/10/2017 à 20H26, publié le 25/10/2017 à 11H23
Un tableau deJules Adler

Un tableau deJules Adler

© France 3 Culturebox capture d'écran

jusqu'au 11 février 2018, le musée des Beaux-Arts de Dole propose "Jules Adler, peindre la IIIe République", première rétrospective de ce Franc-comtois à la dimension nationale. De la fin du XIXe à sa mort en 1952, il a peint des scènes naturalistes mettant en valeur le petit peuple français mais aussi des portraits de personnalités politiques. L'exposition lui donne enfin la place qui lui revient

On peut voir ses œuvres dans une trentaine de musées français. Mais il aura fallu attendre la rétrospective consacrée à Jules Adler que propose le musée des Beaux-Arts de Dole pour que l'artiste franc-comtois occupe enfin la place qui lui revient dans la peinture. Jugée longtemps naturaliste et pompière, l'œuvre de Jules Adler est restée très "XIXe", alors que le XXe siècle voyait naître une peinture non figurative, dominée dans sa première moitié par le cubisme.

Disparu en 1952, Jules Adler avait gagné le surnom de "peintre des humbles". L'artiste, préfigurant les photographes promeneurs, savait rendre l'ambiance de la rue, le quotidien des petites gens. Il parvenait à rendre le mouvement des ouvriers au travail aussi bien que l'insouciance des dimanches populaires. Il était aussi ami avec nombre de personnalités politiques de son temps. Il devait réaliser le portrait de plusieurs d'entre eux. Jules Adler était aussi un artiste engagé puisqu'il prit position de manière très claire en faveur d'Alfred Dreyfus au tournant du siècle.

Reportage : France 3 Franche-Comté A. Bilinski  / D. Martin / M. Loir   

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Peintre social, il étend cette préoccupation pour les classes défavorisées en s'impliquant dans l'aide aux démunis. Il fonde ainsi ce que l'on appelait alors une "cantine" d'aide aux artistes dans la pauvreté. Il leur fournira des vêtements et des repas. Cela ne l'empêchera pas de mourir lui-même dans un relatif dénuement, à l'âge de 86 ans, pensionnaire d'une maison de retraite pour artistes.