Peintre, cinéaste et poète, pas de retraite pour l’ancien second de Cousteau

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/08/2014 à 08H53
André Laban ou une autre conception de la peinture à l'eau...

André Laban ou une autre conception de la peinture à l'eau...

© André Laban

A 86 ans, André Laban vit une retraite paisible dans un lieu indéfini du Tarn-et-Garonne. Il passe ses journées à peindre. Mais ce grand voyageur qui a navigué sur les 7 mers avec la Calypso a encore des projets plein la tête.

Reportage : Odile Debacker, Eric Foissac et Fanette.

https://videos.francetv.fr/video/NI_151047@Culture

Qu’on ne parle pas de retraite à André Laban ! A 86 ans, il passe ses journées à peindre. De la peinture à l‘huile, lui qui pourtant ne peint que de l’eau... Et au couteau, lui le second de Cousteau.
André Laban et ses toiles

André Laban et ses toiles

© France 3
Cette passion lui est venue en 1965, lors de l’opération Précontinent III au large de Cap-Ferrat, une expérience qui avait pour but d’expérimenter, pour la première fois au monde et dans la durée, la vie dans les profondeurs sous-marines à moins 110 mètres comme le faisaient dans l’espace à l’époque les équipages de cosmonautes. A cette occasion, André Laban avait ressenti le besoin de peindre pour retranscrire ce que son œil voyait, ce qu'il ressentait mais que la caméra ne pouvait pas rendre.
André Laban et l'une de ses toiles... de fond! (extrait de "la légende du Bleu" de Fédor Lébédiev) 

André Laban et l'une de ses toiles... de fond! (extrait de "la légende du Bleu" de Fédor Lébédiev) 

© André Laban
André Laban a été un pionnier de l’aventure sous-marine. Il a travaillé dès le début lors du tournage du "Monde du Silence". Il est l’un des concepteurs des caissons étanches destinés à recevoir les caméras sous-marines. Il a été ensuite de toutes les aventures de la Calypso jusqu’à ce jour de 1973 où il est débarqué comme un simple matelot, lui qui était en quelque sorte un second Cousteau.
André Laban en compagnie du Commandant Cousteau

André Laban en compagnie du Commandant Cousteau

© André Laban
Une mise à pied en même temps qu’une mise à terre qu’il ne regrette pas, même si cela a été très dur à vivre. "Depuis ce jour, dit-il, je suis devenu libre, je n’étais plus le bras droit du commandant Cousteau mais j‘étais moi-même".
Après son éviction, André Laban croyait avoir touché le fond... (extrait de "la légende du Bleu" de Fédor Lébédiev)

Après son éviction, André Laban croyait avoir touché le fond... (extrait de "la légende du Bleu" de Fédor Lébédiev)

© France 3
Depuis, il n’arrête ni de peindre ni d‘imaginer toutes sortes d’aventures. Dans des films, comme "Isis et Oniris" ou "Neptunia" qui lui vaudra un prix au festival d’Antibes, ou dans des livres dont l’humour est une constante. Avec des titres comme "One Man Chauve" ou "On ne radine pas avec l'humour".
Comme du cinéma surréaliste

Comme du cinéma surréaliste

© André Laban
A 86 ans, André Laban ne trouve jamais le temps long…