Maxwell Alexandre, l'artiste des favelas de Rio, crée des œuvres uniques pour son exposition au MAC de Lyon

Mis à jour le 09/03/2019 à 16H20, publié le 05/03/2019 à 15H19
Première exposition monographique de Maxwell Alexandreau MAC de Lyon

Première exposition monographique de Maxwell Alexandreau MAC de Lyon

© France 3 / Culturebox

Le musée d'Art contemporain de Lyon accueille du 8 mars au 7 juillet 2019 la première exposition monographique de Maxwell Alexandre. Le jeune artiste brésilien est actuellement en résidence au musée pour finaliser des œuvres inédites en grand format.

A quelques jours de l'ouverture de son nouveau cycle d'expositions, le Musée d'Art contemporain de Lyon (MAC) ressemble à un immense atelier. A l'intérieur des salles, l'heure est à la création. Maxwell Alexandre, un jeune plasticien brésilien y a posé ses pots de peintures pour une résidence d'artiste. "Dans mon studio c'est tout petit je suis obligé de peindre en plusieurs morceaux, je ne vois jamais la peinture en entier", confie-t-il. Le MAC lui offre sa toute première exposition hors de son pays, une partie des œuvres vient d'arriver du Brésil.

Reportage : S. Adam / S. Goldstein  / C. Thomas

https://videos.francetv.fr/video/NI_1370595@Culture

Des oeuvres uniques pour le MAC de Lyon

Durant sa résidence à Lyon, Maxwell Alexandre a créé plusieurs peintures in situ inspirées de son quotidien ou de l'actualité. Parmi elles, cette fresque qui rappelle une scène récente. On y voit le couple Beyonce et Jay-Z en visite au Louvre. Une image tirée du clip de la chanson "Apeshit"
 

Peinture de Maxwell Alexandre inspiré du clip "Apeshit" de Beyonce et Jay-Z

Peinture de Maxwell Alexandre inspiré du clip "Apeshit" de Beyonce et Jay-Z

© France 3 / Culturebox


Couleur papier

Inspirées par la peinture murale et le rap, les œuvres de Maxwell Alexandre représentent le collectif et font référence à de nombreux problèmes sociopolitiques et culturels, notamment la place des minorités. Pour cela, il utilise différents supports : des bâches de piscine, mais aussi du papier brun. Un choix de couleur qui résonne comme un engagement culturel. "Ce papier marron est déjà pour lui une forme de revendication. Il est métis, sa couleur de peau est plutôt brune et il revendique de ne pas peindre sur du papier blanc", explique Isabelle Bertolotti, la directrice du Musée d'Art contemporain.

 Maxwell Alexandre Expo Mac de Lyon © France 3 / Culturebox


En créant des œuvres populaires, en utilisant une peinture fluide et précise, l'artiste célèbre le corps afro-brésilien dans une position de force adoptée.

Avant nous avions honte d'être noirs, et maintenant nous sommes fiers. Je ne suis pas marron, ni métis, je suis noir

Maxwell Alexandre


Un processus créatif issu de la rue

Rollers aux pieds, Maxwell Alexandre a parcouru les rues de Rio du nord au sud. A 28 ans, le jeune artiste nourrit sa peinture d'une poétique urbaine. L'univers du peintre consiste en la construction de récits et de scènes tirés de ses expériences quotidiennes à Rocinha, une favela où il vit et travaille. 
 

 Maxwell Alexandre peinture MAC Lyon

© France 3 / Culturebox
Ses œuvres intègrent d'importantes collections telles que: Pinacothèque de São Paulo, MASP Musée d'Art de São Paulo, MAR Musée d'Art de Rio.