Lumière et couleurs provençales de Nicolas de Staël dans une expo à l'Hôtel de Caumont d'Aix

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/05/2018 à 12H33, publié le 02/05/2018 à 14H39
Exposition Nicolas de Staël à l'hôtel de Caumont 

Exposition Nicolas de Staël à l'hôtel de Caumont 

© GINIES/SIPA/1804271152

Les toiles et dessins de Nicolas de Staël, qui correspondent à sa période "Provence" sont exposés à l’Hôtel de Caumont, à Aix-en-Provence. Jusqu’au 23 septembre, le public découvre le travail de l’artiste, qui joue à la fois avec la lumière et les couleurs.

La période provençale de Nicolas de Staël a été courte, de juillet 1953 à juin 1954, mais particulièrement prolifique. Les œuvres de cette époque sont pour la première fois rassemblées à l’Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence, un hôtel particulier du XVIIIe siècle, aujourd’hui devenu un centre d’art reconnu.  

Reportage de V.Chemine/ L.Esnault / A.Despretz

https://videos.francetv.fr/video/NI_1228833@Culture

Des toiles très colorées

"Je mettrai des années à faire claquer au vent ta Provence" écrit Nicolas de Staël au poète René Char. Il aura fallu un peu moins d’un an au peintre pour s’inspirer de cette région. La création et l’innovation qui l'animent durant cette époque sont retranscrites à travers des toiles très colorées.

L’exposition est le travail conjoint de Marie du Bouchet, petite fille de l’artiste, et de Gustave de Staël, fils du peintre. Tous deux ont réuni 97 œuvres, 71 peintures et 26 dessins, venues de collections publiques et privées, pour une présentation de sa période provençale qui n’avait jamais été réalisée auparavant.
Nicolas de Staël, Paysage de Provence, 1953, huile sur toile, 81 x 65 cm, collection privée/Courtesy Applicat-Prazan, Paris 

Nicolas de Staël, Paysage de Provence, 1953, huile sur toile, 81 x 65 cm, collection privée/Courtesy Applicat-Prazan, Paris 

© Adagp, Paris, 2018, photo : Applicat-Prazan
L'exposition  se concentre de façon précise sur l’œuvre de Nicolas de Staël lors de son séjour en Provence de juillet 1953 à juin 1954, une période qui a permis à l’artiste de trouver un nouveau souffle et un sursaut dans son inspiration. Ainsi, le peintre se lance dans des créations audacieuses, très vives.

La couleur est poussée à son paroxysme

Marie du Bouchet, commissaire de l’exposition
Nicolas de Staël, Sicile, 1954, huile sur toile, 60 x 81 cm, collection privée

Nicolas de Staël, Sicile, 1954, huile sur toile, 60 x 81 cm, collection privée

© Adagp, Paris, 2018, photo : Jean Louis Losi
Nicolas de Staël revient au figuratif, alors que les autres font de l’abstraction ; il entraîne le public de la Sicile à la Méditerranée antique, en captant fidèlement la lumière du Midi, et en retranscivant les changements de luminosité à travers les différentes heures de la journée. 

Il avait le don de pouvoir exprimer de quoi est faite une lumière.

Gustave de Staël, commissaire de l’exposition
Nicolas de Staël, Ciel de Vaucluse, 1953, huile sur toile, 16 x 24 cm

Nicolas de Staël, Ciel de Vaucluse, 1953, huile sur toile, 16 x 24 cm

© Adagp, Paris, 2018, photo : Jean Louis Losi