Le plasticien Bernard Latuner expose « Péplum » à Mulhouse

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/10/2011 à 17H21
Le plasticien Bernard Latuner expose « Péplum » à Mulhouse

Le plasticien Bernard Latuner expose « Péplum » à Mulhouse

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Le musée des Beaux-Arts de Mulhouse expose jusqu'au 15 janvier 2012 " Péplum " l'oeuvre du plasticien alsacien Bernard Latuner inspiré depuis 2000 par les films traitant de l'antiquité. Il y crée un rapport artistique entre la décadence romaine et notre société.

https://videos.francetv.fr/video/NI_114525@Culture

Le terme de péplum est né en 1953 après la sortie du film " La tunique ", mot dont peplum est la traduction latine. Pourtant le genre est né bien avant, en même temps que le cinéma, puisque " Néron essayant des poisons sur un esclave " produit par les frères Lumière date de 1896. Il dure une minute.
Le péplum se définit comme un film ayant pour cadre l'Antiquité. Il peut être historique, mythologique ou religieux. Le genre a connu des époques fastes, les années 20 et les années 50 à 60, et des périodes creuses. Les plus grands cinéastes s'y sont essayés, comme Mankiewicz (Jules César), Kubrick (Spartacus) ou Scorsese (La dernière tentation du Christ), pour ne citer que ceux-là. D'autres, souvent moins inspirés lui ont consacré leur carrière.
Cecil B. de Mille est considéré comme le plus grand réalisateur de péplums. Il signa notamment deux films intitulés " Les dix commandements ", l'un en 1923, l'autre en 1956. On lui attribue souvent la paternité du " Ben-Hur " de 1959 qui est en fait l'oeuvre onze fois oscarisée d'un cinéaste américain d'origine alsacienne, William Wyler, né à Mulhouse, comme Bernard Latuner.
Des acteurs ou actrices comme Théda Bara (" Cléopâtre ") dans les années 20 ou Charlton Heston (" Les dix commandements ", " Ben-Hur ") dans les années 50 doivent une grande partie de leur renommée à leurs rôles dans les péplums.
Souvent italiennes, des réalisations médiocres ou carrément ridicules des années 60, comme la série des "Maciste" ont largement contribué à discréditer le genre.
Il faut noter que le cinéma français a relativement ignoré le genre . "Golgotha" de Julien Duvivier en 1935 reste l'un des meilleurs. Jean Gabin y interprète le rôle de Ponce Pilate, celui de Jésus étant confié à Robert Le Vigan.
Le péplum resurgit régulièrement. C'est ainsi que Ridley Scott réalisa avec succès " Gladiator " en 2000. On peut aussi considérer dans une certaine mesure que les différents avatars d'Astérix au cinéma, et particulièrement "Mission Cléopâtre", sont des versions comiques du péplum.
Il existe aussi nombre de péplums pornographiques le plus souvent inspirés de la décadence romaine.

JFL