La Normandie s'offre un bain d'impressionnisme

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/04/2013 à 10H52
"Nymphe à la source", tableau de Pierre-Auguste Renoir, sous l'oeil de Patrick Ramade, directeur du Musée des Beaux-Arts de Caen (24/4/2013)

"Nymphe à la source", tableau de Pierre-Auguste Renoir, sous l'oeil de Patrick Ramade, directeur du Musée des Beaux-Arts de Caen (24/4/2013)

© Charly Triballeau / AFP

C'est parti, pendant cinq mois, la région Normandie accueille de nombreuses manifestations, dont trois expositions phares à Rouen, Caen et Le Havre, ainsi que du cinéma, des guinguettes et des "déjeuners sur l'herbe"... La deuxième édition du festival "Normandie Impressionniste" a pour fil conducteur l'eau.

"Normandie Impressionniste a pris de l'ampleur, géographiquement d'abord avec plus de manifestations en Basse-Normandie que la dernière fois", explique à l'AFP le commissaire général de l'exposition Jérôme Clément. "Et cette fois nous avons pris un angle d'attaque, proche à la fois des impressionnistes et de la Normandie: l'eau, avec tout ce qui tourne autour du reflet, du miroitement, de la Seine et des bords de mer", poursuit l'ancien président d'Arte.

Reportage : G. Louis, C. Duponchel, A. Guedes

https://videos.francetv.fr/video/NI_145585@Culture

Une expo-phare à Caen : "Un été au bord de l'eau"
A Caen, où se tient l'une des trois expositions phares, baptisée "Un été au bord de l'eau", "nous avons voulu une exposition réjouissante", explique Patrick Ramade, directeur du musée des Beaux-Arts. Au fil des 67 tableaux, dont 34 venus de l'étranger, de Cleveland à Saint-Petersbourg en passant par Londres, la peinture "invertébrée" des impressionnistes restitue "la sensation du bruit des vagues", de "l'air qui arrive du large", ou la "lumière à travers les feuilles" d'un arbre qui vient "frapper" deux femmes assoupies dans une barque sous un saule, commente Patrick Ramade. Et l'on ne reste pas en Normandie, on voyage, à travers ces scènes de plein air, au Danemark, aux Pays-Bas, en Provence", souligne-t-il.

Reportage : J.Knock, D.Dahan, R.Mathé, S.Bidart

https://videos.francetv.fr/video/NI_145639@Culture

Deux autres expos, à Rouen et au Havre
Deux autres expositions du festival sont, comme celle de Caen, labellisées d'intérêt national. Le Musée des Beaux-Arts de Rouen propose "Eblouissants reflets, 100 chefs-d'oeuvre impressionnistes", signés Monet, Renoir, Caillebotte ou encore Sisley. Quelque 65 tableaux viennent d'autres pays. Quant au Musée André Malraux du Havre, il propose "Pissaro dans les ports", une trentaine de toiles "provenant pour la plupart de l'étranger".

"La venue des tableaux a souvent donné lieu à de véritables tractations", comme cette "Nymphe à la source" de Renoir qui ne serait peut-être pas arrivée de Londres jusqu'à Caen si le musée normand n'avait détenu un Véronese que les Anglais convoitaient pour une exposition ultérieure, raconte Patrick Ramade.

Selon le dossier de presse, la première édition du festival en 2010 a attiré un million de personnes. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, ancien élu de Seine-Maritime et à l'origine du projet, en avait pour sa part annoncé 500.000 à l'issue de cette première édition.

L'exposition phare de la première édition "Une ville pour l'Impressionnisme, Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen", qui réunissait 130 oeuvres dans la capitale de Haute-Normandie, dont 11 cathédrales de Monet, avait généré plus de 4 millions d'euros de recettes, soit 1 million de plus que prévu. La Ville de Rouen avait ainsi pu acheter un Pissaro et un Corot avec ces excédents, selon la mairie.

L'édition 2013, dont le budget demeure constant à 5 millions d'euros, financés à 80% par les collectivités locales, 2% par l'Etat et 18% par le privé, prendra fin le 30 septembre.