"La mort de Thomas Becket", nouvelle acquisition du Musée des Beaux Arts d’Orléans

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/01/2016 à 15H00
"La mort de Thomas Becket", Emile-Edouard Mouchy, 1934.

"La mort de Thomas Becket", Emile-Edouard Mouchy, 1934.

© Capture d'image France3/Culturebox

"La mort de Thomas Becket" d’Emile-Edouard Mouchy fait désormais parti des trésors du Musée des Beaux Arts d’Orléans. Ce tableau romantique vient enrichir sa collection du XIXe siècle. Un achat qui préfigure une redynamisation du musée.

Les visiteurs du Musée des Beaux Arts d’Orléans peuvent désormais admirer "La mort de Thomas Becket". Un tableau acquis en octobre dernier par la ville pour la somme de 30 000 euros. Son auteur, Emile-Edouard Mouchy, peu connu du grand public, incarne le courant romantique qui a traversé le XIXe siècle en Europe. Cette œuvre est donc emblématique de cette période.

Reportage : M.Demazure / I.Racine /B. Jeremy

https://videos.francetv.fr/video/NI_601305@Culture

Un tableau emblématique de la période romantique

"La mort de Thomas Becket" représente l’assassinat de l’archevêque de Canterbury, en 1170. Thomas Becket fut assassiné par les partisans du roi d’Angleterre Henri II, avec lequel il était en conflit. Il refusait de soumettre l’église anglaise aux exigences royales. Des moments d’histoire qui ont largement inspiré les artistes de la période romantique. "Ce genre de sujet plait à l’époque, parce qu’il met en évidence toute une panoplie de passions qui font frissonner le public", explique Olivia Voisin, directrice du pôle muséal d’Orléans.  

Emile-Edouard Mouchy, artiste injustement méconnu

Emile-Edouard Mouchy (1802-1859) s’est surtout spécialisé dans les peintures historiques, tout en s’adonnant au genre du portrait. Peintre français de la période romantique, il n’est pas aussi connu que ses maîtres, Eugène Delacroix et Théodore Géricault. C’est essentiellement, comme nous l’explique Olivia Voisin, parce qu’il refusa de son vivant la reproduction de ses tableaux sous forme d’estampes. "Il n’a jamais traduit ses tableaux en lithographie, une grave erreur pour la postérité".

Exposer davantage  

La dernière acquisition du musée datait de 2009. Et comme un musée qui ne s’enrichit pas est un musée qui meurt, la municipalité a décidé de revoir sa politique d’achat. Le musée s’est porté acquéreur, le 21 décembre 2015 à l’Hôtel Drouot à Paris, de 7 tableaux en lambris appartenant au château de Richelieu. Montant de la vente : 51000 euros. Le musée va également faire vivre ses œuvres qui dorment dans ses réserves en les dévoilant au public. Des réserves qui renferment près de 4000 peintures, 50 000 estampes et 12 000 dessins.  
Musée des Beaux Arts d’Orléans
1 rue Fernand Rabier 45000 Orléans,  tél.02 38 79 21 55
Tarif: 5€, tarif réduit : 3€, gratuit le premier dimanche de chaque mois
Horaires: mardi au samedi, 10h à 18h; vendredi jusqu’à 20h; dimanche, 13h à 18h