Enki Bilal, artiste hybride et dessinateur hors pair, à l'Hôtel des Arts de Toulon

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 17/10/2014 à 14H46
Dessinateur, réalisateur, scénariste, vidéaste, décorateur : tous les talents d'Enki Bilal à l'Hôtel des Arts deToulon

Dessinateur, réalisateur, scénariste, vidéaste, décorateur : tous les talents d'Enki Bilal à l'Hôtel des Arts deToulon

© Enki Bilal

Double actualité pour Enki Bilal. Le dessinateur d’origine yougoslave sort un nouvel album «La couleur de l’air (Ed. Casterman) tandis qu’une exposition lui est consacrée à l’Hôtel des Arts de Toulon jusqu’au 4 janvier. Baptisée « Oxymore and More », elle dévoile jusqu’au 4 janvier les multiples talents d’un artiste passionné de dessin, qui a su trouver son style et créer son propre univers.

La bande dessinée fait une entrée remarquée à l’Hôtel des Arts de Toulou avec cette exposition consacrée à Enki Bilal. Avec une approche rétrospective et thématique, elle retrace les multiples talents de l’artiste, dessinateur mais aussi peintre, réalisateur, scénariste, vidéaste et créateur de décors et de costumes (pour le "Roméo et Juliette" d'Angelin Prejlocaj)

Reportage : M. Julliand / G. Guérin / E. Malet

https://videos.francetv.fr/video/NI_152691@Culture

"Artiste hybride", c’est souvent l’un des termes employés pour parler d’Enki Bilal. Hybride dans ses pratiques artistiques mais aussi, d’abord, par son histoire personnelle. "J’aime beaucoup le mot hybride" avoue Bilal. "C’est un mélange, et je suis moi-même, de naissance, un mélange entre une mère Tchèque et un père Bosniaque ; je suis né à Belgrade [NDLR : en 1951]. Le pays a explosé et maintenant je suis Serbe alors que je ne le suis pas ".  

"La Couleur de l'air", dernier volet de sa trilogie environnementale

Si Enki Bilal s’aventure vers d’autres territoires, la BD et le dessin restent au cœur de son travail. "La couleur de l’air", le troisième et dernier volet de sa trilogie "Coup de sang" sort ainsi chez Casterman en ce mois d’octobre 2014. Bilal termine sa fable environnementaliste qui a pour décor un futur marqué par un dérèglement climatique baptisé "Coup de sang".
Une planche de "Animal'z" (2009)

Une planche de "Animal'z" (2009)

© Enki Bilal / Casterman
Des survivants convergent vers un même point en empruntant des voies maritimes (sujet du premier tome, "Animal’z" paru en 2009), terrestres (dans "Julia et Roem" , 2011) et enfin aériennes ("La couleur de l’air", octobre 2014). La couleur comme toujours tient une place très signifiante dans le travail de Bilal. Pour cette saga, chaque tome  correspond à une nuance : bleu-vert pour le premier, ocre pour le deuxième et enfin bleu pour le dernier.
Enki Bilal la couleur de l'air © Enki Bilal / Casterman
 "La Couleur de l’air", dernier tome de la trilogie Coup de Sang, d’Enki Bilal, Casterman, 96 p., 18 €. En librairie le 22 octobre

"Enki Bilal - Oxymore and More" à l'Hôtel des Arts de Toulon jusqu'au 4 janvier - Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h - Entrée libre