De David à Courbet : 56 chefs-d'oeuvre du XIXe présentés à Clermont-Ferrand

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/03/2017 à 18H02, publié le 19/03/2017 à 18H01
Jacques Louis David (Paris, 1748 – Bruxelles, 1825), Portrait de Pierre Louis Prieur, de la Marne - (1756-1827) - 1791-1792, huile sur toile et Courbet, Autoportrait.

Jacques Louis David (Paris, 1748 – Bruxelles, 1825), Portrait de Pierre Louis Prieur, de la Marne - (1756-1827) - 1791-1792, huile sur toile et Courbet, Autoportrait.

© Besançon, MBAA / C. Choffet

Fermé pour travaux, le musée des Beaux-Arts de Besançon a souhaité faire circuler ses plus belles toiles de la première moitié du XIXe siècle. L'exposition rassemble des tableaux et une trentaine de dessins signés David, Géricault, Courbet, Ingres ou Goya. Après Rennes et Dole, c'est au tour de la capitale auvergnate d'accueillir ces oeuvres allant du néoclassicisme au réalisme.

Reportage : V. Mathieu / C. Fallas / A. Cretin

https://videos.francetv.fr/video/NI_947317@Culture

L'an dernier, le musée d'art Roger-Quilliot de Clermont avait attiré 65 000 visiteurs avec ses autoportraits issus du musée d'Orsay. Il devrait à nouveau connaître le succès avec cette expo concoctée par le musée de Besançon et dont le projet est né en 2014.

Plutôt que de faire dormir ses oeuvres en réserve le temps du chantier de rénovation, le musée bisontin - qui détient la plus ancienne collection publique de France - a choisi de les montrer hors les murs. Il en a profité pour réaliser un vrai travail scientifique en créant une notice complète pour chaque oeuvre et en restaurant celles qui en avaient besoin. 

Théodore Géricault (Rouen, 1791 – Paris, 1824), Portrait d’homme en oriental, dit portrait de Mustapha, vers 1817-1819, huile sur toile

Théodore Géricault (Rouen, 1791 – Paris, 1824), Portrait d’homme en oriental, dit portrait de Mustapha, vers 1817-1819, huile sur toile

© Besançon, MBAA / C. Choffet.
Après un prologue autour de Goya, dont les terribles "cannibales" sont exposés pour la première fois à Clermont, le parcours de l'expo fait cheminer le visiteur dans la hiérarchie des genres picturaux : la peinture d'histoire, l'éclat du portrait, le goût pour le pittoresque et les paysages. 

On a voulu que le public se rende compte qu'il y avait à peu près la proportion qu'on montrait à l'époque, c'est-à-dire la moitié de peintures d'histoire, la moitié de portraits et de paysages. On a essayé de restituer l'ambiance qu'il pouvait y avoir dans un salon à Paris au XIXe.

Yohan Rimaud, commissaire de l'exposition et conservateur du musée de Besançon
Francisco de Goya y Lucientes (Fuendetodos, 1746 – Bordeaux, 1828), Les Cannibales, vers 1800, huile sur bois

Francisco de Goya y Lucientes (Fuendetodos, 1746 – Bordeaux, 1828), Les Cannibales, vers 1800, huile sur bois

© Besançon, MBAA / C. Choffet.
La première moitié du XIXe est une époque particulièrement foisonnante de l'histoire de l'art où les institutions et les codes artistiques sont secoués par les artistes. L'exposition permet de saisir toute la diversité de la création picturale française de 1790 à 1850.
Gustave Courbet, La voyante (ou la Somnambule), 1855, huile sur toile 

Gustave Courbet, La voyante (ou la Somnambule), 1855, huile sur toile 

© Besançon, MBAA / C. Choffet
Elle présente aussi plusieurs esquisses, études ou tableaux inachevés pour nous éclairer sur les procédés utilisés par les peintres pour réaliser leurs toiles. On peut ainsi y découvrir une sélection d'études de Jacques-Louis David préparant "Le Serment du Jeu de paume", un tableau jamais achevé.
De David à Courbet affiche