Maria-Pilar Abel est-elle la fille de Salvador Dali ? Un juge accepte des tests ADN

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 26/06/2017 à 15H51, publié le 29/11/2016 à 17H51
Salavador Dali et Maria Pilar Abel

Salavador Dali et Maria Pilar Abel

© France 3 / Culturebox / capture d'écran INA

Maria-Pilar Abel, une Catalane de 60 ans, affirme être la fille de Salvador Dali. Depuis une dizaine d'années, elle cherche à faire reconnaître sa paternité. Un juge madrilène vient d'accéder à sa requête. Il exige que des tests ADN soient réalisés dans les prochains mois. En cas de réponse positive, Maria-Pilar Abel aura des droits sur l'héritage Dali.


Un jour on est passés sur la rambla à Figueres et on a vu Dali. Ma grand-mère m'a dit que c'était mon père. 

Maria Pilar Abel

Maria-Pilar Abel a les yeux encore pleins de souvenirs de cette rencontre avec le maître du surréalisme qui l'avait alors beaucoup impressionnée. Elle était encore petite et se souvient aussi de ce jour où Dali lui avait passé les mains dans les cheveux. Cela l'avait troublée. Sa grand-mère lui a tout expliqué. C'est elle qui lui a dit que sa mère avait entretenu une relation avec le peintre à Cadaquès.

Le temps a passé, chargé de problèmes familiaux qui ont empêché Maria-Pilar de raconter son histoire. Elle a fini par déposer une requête devant les tribunaux. C'est ainsi qu'un juge de Madrid a accédé à sa demande de réaliser des tests de paternité.

Reportage France 3 Pays Catalan : J. Lopez / X. Armengaud / E. Silveiro  / B. Sandeaux

https://videos.francetv.fr/video/NI_864061@Culture


Pour cela, Maria-Pilar dispose de ce qu'elle espère être des éléments de preuves : des fragments de plâtre qui proviendraient du masque mortuaire de Dali. Elle veut faire analyser un poil de sa célèbre moustache ou un morceau de peau. "Ces morceaux du masque de Dali, je les apporterai à Madrid lorsque les médecins m'appelleront. Ils serviront à faire des tests ADN. Si ce n'est pas suffisant, il y aura une exhumation du corps de Dali. Je serai alors satisfaite car je saurai enfin qui je suis."

Maria-Pilar ne demande qu'un "oui ou un non". Si la réponse est positive, elle pourra prétendre à une partie de l'héritage et des droits d'auteur du maître.

Il y a cinq ans, le Figaro révélait que les œuvres de Dali gérées par la Fondation Gala-Salvador Dali avaient généré sur la seule année 2011 un bénéfice de 4 millions d'euros.