"Los Modernos" quand le Mexique fascinait les artistes français

Par @Culturebox
Mis à jour le 01/12/2017 à 09H51, publié le 01/12/2017 à 09H50
L'une des photos mexicaines de l'exposition "Los Modernos"

L'une des photos mexicaines de l'exposition "Los Modernos"

© France 3 Culturebox capture d'écran

Le musée des Beaux-Arts de Lyon propose jusqu'au 5 mars 2018 : "Los Modernos Dialogues France/Mexique". L'exposition évoque quatre décennies d'étroites relations entre artistes européens, américains et mexicains. La révolution zapatiste a marqué en 1910 le début d'un engouement pour le Mexique de la part des artistes de gauche. Une passion qui durera quatre décennies.

Trois cents oeuvres d'art, peinture, sculptures, photographies, une accumulation temporaire composée de pièces prêtée par le Musée des Arts National de Mexico (MUNAL) et d'autres, appartenant au Musée des Beaux-Arts de Lyon, à la Tate Gallery et de collections privées. Cette exposition reprend exactement l'esprit de celle qui a été présentée successivement à Mexico, au MUNAL et au MUSA de Guadalajara. 200 000 Mexicains l'ont déjà visitée.

Reportage : France 3 Rhône-Alpes S. Meallier / P. Perrel  / L. Cortial

https://videos.francetv.fr/video/NI_1133391@Culture


Des oeuvres et des noms prestigieux : Léger, Picasso, Bacon, Siqueiros, Orozco, Kahlo, Cartier-Bresson, Eisenstein ou Bunuel. Tous ces artistes ont confronté leurs visions de l'art moderne, européenne et américaine à celle des artistes de la même époque au Mexique, au premier rang desquels Diego Rivera.

Cette période d'échanges foisonnants et de rencontres fertiles a commencé en 1910, les regards du monde se tournant vers le Mexique attirés par les événements et les espoirs de la révolution zapatiste. Les artistes de gauche se sont alors pris de passion pour ce pays du sud de l'Amérique du Nord. Venus d'Europe et des Etats-Unis, nombre d'entre eux ont convergés vers Mexico, Guadalajara et toutes les grandes villes du pays. Ils ont rencontré les créateurs mexicains et les influences se sont croisées. L'intérêt et les liens survécurent à la révolution puisqu'on estime que le mouvement a duré quarante ans. Une importante section photographique confronte les visions de douze artistes de l'image argentique, dont la moitié de Mexicains, des personnalités et des regards aussi différents qu'Henri Cartier-Bresson ou Manuel Alvarez-Bravo.