Les Jardins d’Etretat : dialogue poétique entre art paysager et art contemporain

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/09/2017 à 15H56, publié le 22/09/2017 à 13H35
Les drôles de têtes de l'artiste espagnol Samuel Salceco, posées dans les Jardins d'Etretat.

Les drôles de têtes de l'artiste espagnol Samuel Salceco, posées dans les Jardins d'Etretat.

© Culturebox - capture d'écran

Surnommé le jardinier des oligarques, le paysagiste russe Alexandre Grivko a créé, à flanc de coteaux sur les hauteurs de la ville, un jardin extraordinaire où ses créations végétales côtoient les œuvres d’artistes contemporains. Un endroit magique avec une vue imprenable sur Etretat et sur ces célèbres falaises

De passage pour de courtes vacances, Alexandre Grivko est tombé amoureux d’Etretat et des paysages de la Côte d’Albâtre. Le paysagiste décide alors d’y acquérir une maison, ce sera la villa Belle-Epoque "La Roxelane" qui surplombe la station balnéaire et offre un panorama unique sur le littoral et surtout sur l’arche et l’aiguille de la falaise d'Aval, si chères à Claude Monet.

Monet et les impressionnistes ont largement inspiré le paysagiste comme le souligne l’un de ses assistants, Eduard Berbenets : "Ce jardin est unique car il est à la fois classique, contemporain mais avec des traits d’impressionnisme. Il représente vraiment l’esprit de Grivko qui a été inspiré par la côte normande, par Claude Monet bien sûr, et tous les gens qui ont vécus ici."

Reportage : B. Drouet / D. Commodi / A. Delahaye

https://videos.francetv.fr/video/NI_1081531@Culture

Deux ans de travaux

En temps normal, Alexandre Grivko travaille sur commande de ses riches clients russes qui font appel à lui pour réaliser les jardins de leurs luxueuses propriétés à travers le monde. Mais ici pas de contraintes, il a dessiné une œuvre très personnelle, où il a souhaité marier art paysager et art contemporain, son autre passion.

Grivko a invité des artistes de renom à mêler leurs œuvres à la sienne. Parmi les plus étonnantes une statue en bambou de Claude Monet peignant face aux falaises du Polonais Wiktor Szostalo, ou encore la dizaine de têtes en résine grise de l’Espagnol Samuel Salceco, posées au milieu de la végétation.

24 mois de travaux et 4 millions d’euros de budget auront été nécessaires pour faire naitre cet écrin de sculptures végétales, que Grivko voulait absolument ouvrir au public. Un dialogue poétique entre l’art paysager et l’art contemporain qui pourrait donner naissance à un festival dès l’an prochain. Enfin, les Jardins d’Etretat devraient accueillir également des manifestations culturelles, expositions et concerts.

Sculpture de Claude Monet en bambou du Polonais Wiktor Szostalo

Sculpture de Claude Monet en bambou du Polonais Wiktor Szostalo

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