L'île de Ré, le petit coin de paradis du peintre-sculpteur Richard Texier

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/08/2017 à 10H45, publié le 22/08/2017 à 09H57
Richard Texier dans son atelier de l'île de Ré

Richard Texier dans son atelier de l'île de Ré

© France 3 / Culturebox

Enfant, l'île de Ré était son point de repère, son petit coin de paradis. Si aujourd'hui, les peintures et les sculptures de Richard Texier sont réclamées dans le monde entier, c'est sur cette île du littoral atlantique que tout a commencé. Dans son livre "Le grand M", il relate ses souvenirs d'enfance dans ce décor foisonnant et inspirant. "L'océan, c'est ça pour moi: une poésie du monde ouvert".

Deux mois par an, Richard Texier aime se retrouver sur l'île de Ré, loin du monde et de l'agitation. Le sable le long du littoral, les toits blancs de "Ré la blanche" comme on la surnomme mais surtout ses odeurs si particulières. "Cette île est particulièrement odorante, ce sont des odeurs qui me parlent. C'est mon territoire d'enfance ; là je me sens protégé". Ses sens en éveil, l'enfant admire ces paysages qui le fascinent tant et ce lieu deviendra au fil du temps le véritable microcosme de son œuvre. Peintre-sculpteur, Richard Texier est aussi écrivain. Dans son deuxième ouvrage "Le grand M", il relate les vestiges d'un passé encore bien présents dans sa mémoire. 

J'étais captivé par le pouvoir du blanc, transporté dans une dimension mentale nouvelle, élargi par ce flux continu qui s'emparait tel un gaz de ce décor naturel, théâtre de la métamorphose. Je comprenais qu'il était possible d'agir sur le réel, de changer les règles et les codes. Il suffirait pour ça de teinter le monde.

Extrait du "Grand M" lu par Richard Texier

Reportage France 3 :

https://videos.francetv.fr/video/NI_1059485@Culture

Un "lieu d'expérience" 

Eloigné des grandes capitales mondiales où il a l'habitude de travailler, un petit atelier secret se cache à l'île de Ré. Loin du regard des autres, il peut laisser libre cours à son imagination et à ses inspirations du moment. "Là c'est un endroit d'expérience pour moi, car c'est un atelier un peu caché et du coup je tente des trucs, j'essaie de faire des choses inhabituelles. Ca me fait du bien, ça m'aide à retrouver des axes majeurs, à retrouver une sorte de poésie du monde ouvert. Parce que l'océan, c'est ça pour moi : une poésie du monde ouvert". 
L'un de ses tableaux peints dans son atelier de l'île de Ré

L'un de ses tableaux peints dans son atelier de l'île de Ré

© France 3 / Culturebox / Capture d'écran