Robert Malaval: une rétrospective exceptionnelle à Angers

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/07/2009 à 11H20
Robert Malaval: une rétrospective exceptionnelle à Angers

Robert Malaval: une rétrospective exceptionnelle à Angers

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Le musée des beaux-arts d'Angers propose jusqu'au 25 octobre 2009 une rétrospective exceptionnelle de l'oeuvre de Robert Malaval. Une centaine de tableaux et de sculptures sont exposées. Ils évoquent ce que fut la vie et le travail de cet homme suicidé dans son atelier en 1980. Fasciné par le son, par la musique autant que par la peinture, il fut un des grands représentants français des mouvement pop-art et glam rock. Sa propre définition de son art tient dans ce poème, écrit par Robert Malaval en 1974 :

Vouloir tout saisir, c'est un vertige terrible / faut aimer ça / de la vie à la mort faire le voyage / encore une fois encore une nuit encore un instant / j'aime à penser à des milliards d'années / à l'infini et au néant toutes ces choses vertigineuses comme les valses de Strauss (et le champagne) //
Parfois je sens notre vieux monde couler comme un vénérable camembert tout semble vain / je crois que je suis mort, alors pourquoi de temps à autre un visage, un tableau ou une chanson remet tout en marche et je ne vis que pour ça //
Quand je peins, c'est que j'en ai envie / et ça recommence / je fais ce qui me plaît / je me fous de ce que les autres et moi ont fait / j'aime les paillettes jetées à la volée, les étoiles, les étincelles dorées / j'aime le charme, le mouvement, l'atmosphère //
Ce que je suis, qui peut me le dire ? / les mots n'ont pas de sens mais parfois les images / j'aime la tempête et es orages / à dire vrai je me sens de moins en moins humain / j'aime la viande rouge, les steaks saignants / qu'est-ce que ça veut dire ? Où suis-je / bleu jeune vert rouge NOiR //
Qu'on le sache bien / rien n'est plus précieux que le petit coeur qui bat tandis qu'elle dort sur le sofa de l'atelier / Je donnerais toutes les oeuvres d'art de l'univers pour ça pour cette chose sublime / fragile qu'un rien éteint, qu'un rien enflamme / juste un peu de vie / /
Tout est pareil jusqu'à ce qu'on décide que c'est autrement //
Maintenant ça va changer //
Allez encore une fois / encore / encore/ tout compte pour zéro / pour toujours / à L'INFINI / ET J'AIME çA //

> Découvrez sur le site du Palais de Tokyo, un dossier multimédia  très bien fait, réalisé dans le cadre de l'exposition : Robert Malaval, Kamikaze en 2006