Musée du Bardo de Tunis: réouverture au public reportée pour raisons de sécurité

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 24/03/2015 à 09H23
Le musée du Bardo, à Tunis, ne rouvrira pasau public le 24 mars

Le musée du Bardo, à Tunis, ne rouvrira pasau public le 24 mars

© PATRICK ESCUDERO / AFP

Après avoir annoncé la réouverture le mardi 24 du musée du Bardo, six jours après l'attentat revendiqué par le groupe Etat islamique qui a coûté la vie à 21 personnes, les responsables ont finalement renoncé, pour des raisons de sécurité.

La réouverture au public du musée du Bardo à Tunis prévue mardi, moins d'une semaine après l'attentat, est reportée sine die pour "des raisons de sécurité", a indiqué à l'AFP la chargée de  communication du musée, Hanene Srarfi.  "Nous avons été surpris à la dernière minute mais, pour des raisons de  sécurité, on ne peut pas recevoir un grand nombre de visiteurs selon le  ministère de l'Intérieur", a déclaré Mme Srarfi, confirmant, en revanche, la  tenue d'une "cérémonie officielle" dans l'après-midi au musée.

"Nous n'avons pas de date" pour la réouverture au public. "Les ministères de l'Intérieur et de la Culture ont décidé que cet après-midi ce serait un évènement officiel pour les médias et les personnalités. (...) Pour le public c'est encore tôt", a-t-elle dit.

Reportage France 3 : R.Nusbaum, E.Langlade, C.Labasque

https://videos.francetv.fr/video/NI_156211@Culture

Le principal musée tunisien, le Bardo devait rouvrir dans l'après-midi après une cérémonie organisée par le ministère de la Culture. Le conservateur du musée, Moncef Ben Moussa, avait parlé d'un acte "symbolique": "C'est un défi mais aussi un message (...). Nous voulons dire qu'ils (les assaillants) n'ont pas atteint leur objectif". Des internautes avaient également lancé un appel à manifester devant le musée à cette occasion, en plein coeur de la capitale. Lundi, deux chefs de la police à Tunis ont été limogés pour des "lacunes"  dans la protection du quartier du musée.

"Défaillances sécuritaires graves"

Le chef du gouvernement Habib Essid a effectué dans la nuit de dimanche à lundi "une visite et a constaté plusieurs lacunes. Il a décidé de limoger un certain nombre de responsables dont les chefs de la police de Tunis et du Bardo ", a indiqué lundi à l'AFP Mofdi Mssedi, le chargé de la communication du Premier ministre. En outre, le parquet a indiqué qu'un "mandat de dépôt" avait été émis contre un policier "chargé de la sécurité du musée", refusant de dévoiler les raisons de son arrestation.

Ministre de l'Intérieur en 2011 après la révolution, M. Essid avait déjà admis que l'attaque, qui a coûté le 18 mars la vie à 20 touristes étrangers et un policier tunisien, avait révélé des défaillances sécuritaires graves. "Nous sommes en train d'évaluer la situation et de prendre les mesures nécessaires pour que ce ministère de l'Intérieur fasse son travail", a-t-il déclaré dans un entretien publié lundi par Le Figaro et la radio RFI.

La date de réouverture n'a pour l'instant pas été communiquée.