La thérapie à l'huille du peintre Montillo.

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/11/2009 à 16H19
La thérapie à l'huille du peintre Montillo.

La thérapie à l'huille du peintre Montillo.

© Culturebox

https://videos.francetv.fr/video/NI_479593@Culture

L'artiste Pierre Montillo exposera ses toiles à la Chapelle Vaugelas de Chambéry du 1er au 15 décembre 2009.

Montillo peint des fleurs, Montillo peint des vases. Des toiles simples et dépouillées dans un pur style art déco. Il est, pour certains amateurs, le peintre de la couleur et du bonheur. Bizarre, voire déroutant. Car si Pierre Montillo dit que " l'on naît artiste, et qu'on ne le devient pas", lui même est né un jour particulier d'octobre 1970. Dans cette nuit du 31 octobre au 1er novembre, le dancing du 5/7, à Saint-Laurent-du-Pont en Isère, est la proie d'un gigantesque incendie. 146 personnes, en majorité des adolescents, vont y périr et parmi elles sa fiancée Marie-Jo. C'est pour oublier cet épisode dramatique, qui bouleversa la France entière, que Pierre Montillo s'est mis à la peinture. Il peint des fleurs, il peint des vases. Mais sa peinture fait parfois penser à celle de Zoran Music, le peintre slovène, mort à Venise en 2005.
De 1946 à 1970, ce rescapé des camps d'extermination nazie s'est pour ainsi dire réfugié derrière des paysages vallonnés et colorés, évocateurs de sa Dalmatie natale. Ce n'est que plus de 20 ans après sa libération de Dachau, qu'il a soulevé l'écorce de ces collines dalmates pour laisser découvrir les charniers qui hantaient sa mémoire "Nous ne sommes pas les derniers".
Près de quarante années ont passé depuis le drame du 5/7. Alors, un jour peut-être, Montillo brisera le vase,  pour aller voir ce qui se cache au fond, derrière cette peinture un peu trop lisse et un peu trop sage.             
     
- Infos, actu, dossiers... à découvrir dans la rubrique Culture de France 3.fr