"La fin des jours" : l'engagement écolo de Lydie Jean-Dit-Pannel, artiste "apocalyptoptimiste"

Mis à jour le 06/12/2018 à 12H32, publié le 06/12/2018 à 11H01
L'une des oeuvres de l'exposition "La fin des jours" 

L'une des oeuvres de l'exposition "La fin des jours" 

© Lydie Jean-Dit-Pannel/capture d'image Culturebox

Les dégâts de l’homme sur la planète sont au cœur de l’exposition "La fin des jours". Un thème cher à l’artiste performeuse Lydie Jean-Dit-Pannel qui a investi le musée des Beaux-Arts de Dole.

En pleine conférence de l’ONU sur le climat, "La fin des jours" est plus que jamais d’actualité. L’artiste performeuse et lanceuse d’alerte Lydie Jean-Dit-Pannel propose au public une réflexion sur la pollution à travers ses œuvres et des collections du musée des beaux-arts de Dole.   

Reportage : A. Bilinski / D. Martin / E. Blanc

https://videos.francetv.fr/video/NI_1328113@Culture

Interpeller le visiteur 

L’exposition aurait pu s’appeler la fin du monde. Mais Jean-Dit-Pannel préfère parler de "La fin des jours", à l’image de ses nombreuses photos de couchers de soleil qui recouvrent l’un des murs du musée des Beaux-Arts de Dôle.
 
Invitée par la directrice des lieux, Lydie Jean-Dit-Pannel a eu carte blanche pour fabriquer une histoire à partir de ses créations et des collections du musée, pour élaborer un parcours.  
 

Il est fouillé pour qu'on passe d'une nature vierge à une nature domestiquée, violentée.

Lydie Jean-Dit-Pannel

Dans les allées du musée, le visiteur découvre donc des toiles du passé qui racontent des catastrophes, des guerres… Des scènes de chaos qui côtoient l’univers de l’artiste avec notamment un cliché qui montre Lydie Jean-Dit-Pannel allongée sur le ventre, nue au milieu d’un tas de déchets. Une image choc pour dénoncer la surconsommation.    

Une reconstruction possible

D’une nature optimiste Lydie Jean-Dit-Pannel croit, tout de même, en une reconstruction possible. Un message qu’elle veut aussi faire passer au public avec l’une de ses créations. De jolies pâquerettes posées sur un puzzle en pièces.  

Ces pâquerettes viennent de lieux toxiques comme des sites nucléaires ou des mines de charbons. C’est la preuve que tout peut repousser.

Lydie Jean-Dit-Pannel

Lydie Jean-Dit-Pannel se définit comme une "apocalyptoptimiste". Son exposition est à découvrir jusqu’au 24 février 2019. Le musée des beaux-arts de Dole lui consacrera également une rétrospective au printemps 2020.  
 

Lydie Jean-Dit-Pannel, femme papillon

Il y a 14 ans, Lydie Jean-Dit-Pannel s’est prise de passion pour le papillon monarque suite à une découverte de l’espèce à l’insectarium de Montréal. Ce papillon de moins d’un gramme est capable de franchir près de 4000 kilomètres afin de se reproduire et d’assurer la survie de son espèce. Fascinée par ses mœurs, l’artiste a débuté un travail artistique autour de l'épidoptère voyageur par le biais de la vidéo, de la photographie et du tatouage. Elle a fait tatouer près d’une quarantaine de papillons sur son corps. Aujourd’hui, le monarque est menacé d’extinction à cause de la pollution et de la déforestation. Lydie Jean-Dit-Pannel est devenue sa plus fervente ambassadrice.