Chloé et Philippe Mons : l'Inde pour passion au LaM de Villeneuve d'Ascq

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 21/10/2013 à 11H19
Chloé Mons, la chanteuse et comédienne et son père Philippe Mons, psychiatre et professeur de yoga : deux sensibiltés réunies mais le même amour de l'Inde

Chloé Mons, la chanteuse et comédienne et son père Philippe Mons, psychiatre et professeur de yoga : deux sensibiltés réunies mais le même amour de l'Inde

© France 3 Culturebox

Corps subtils, c’est une exposition au LaM de Villeneuve-d'Ascq jusqu’au 30 octobre. Elle regroupe 500 œuvres, de l’art brut et de l’art indien issues de la collection du psychiatre et collectionneur d’art Philippe Mons. Une passion partagée avec sa fille, la chanteuse Chloé Mons. La veuve d’Alain Bashung sort le 28 octobre un nouvel album, « Soon », très inspiré par les sonorités indiennes.

Reportage : Laura Levy, Sébastien Gurak

https://videos.francetv.fr/video/NI_139351@Culture

Philippe Mons avait dix-neuf ans quand il a acheté sa première œuvre d’art brut dans un atelier d’ergothérapie de l’hôpital psychiatrique d’Armentières. Ce psychiatre de formation, aujourd’hui installé à Saint-André dans le Nord, a étudié la pratique artistique de ses patients, en faisant même sa thèse de doctorat. Dans les années 70, il a organisé plusieurs événements autour d’œuvres réalisés par des malades mentaux. Sa passion pour l’art se concrétisera en 1970 avec l’ouverture d’une première galerie d’art puis une autre en 1995 à Saint-André baptisée « Zone de confusion ».
"Corps subtils", le catalogue de l'exposition

"Corps subtils", le catalogue de l'exposition

© Lam
Mais Philippe Mons a une autre vie dont l’épicentre est le yoga. Une pratique découverte en 1979 au seuil de la quarantaine et qui va devenir son autre grande passion. A tel point qu'en 1981, il ouvre son premier centre de yoga à Saint-André. L’étude de cette discipline le conduira à partir chaque année en Inde et de ces voyages naîtra sa passion pour l’art indien. Son âme de collectionneur le pousse à acquérir des œuvres traditionnelles et religieuses, notamment tournées vers l’art tantrique.
Une des œuvres exposées au Lam à Villenueve-d'Ascq

Une des œuvres exposées au Lam à Villenueve-d'Ascq

© Lam
Une passion partagée 

Philippe Mons a réussi à transmettre sa passion de l’Inde à sa fille Chloé, née en 1971 à Lille, quelques années avant la découverte par son père du yoga et de la culture indienne. Une culture qui transparaît dans « Soon », son quatrième album solo qui sort le 28 octobre.
Son précédent opus, « Walking » avait été enregistré en 2010 à Kingston et  était largement influencé par l’Afrique. Cette fois, la blonde rockeuse est allée en Inde avec son complice Yann Péchin pour réaliser cet album auquel le percussionniste Prabhu Edouard, un virtuose franco-indien de tabla, a participé.
"Soon", le quatrième album de Chloé Mons

"Soon", le quatrième album de Chloé Mons

© Chloé Mons
Un projet passionnant mais difficile, retranscrit dans un documentaire intitulé "Mysore Express" qui raconte la genèse de l’album, jusqu’au bout contrariée. Selon le site Facebook de Chloé Mons, les bandes originales de l’album sont en effet restées bloquées en Inde. La chanteuse l’a réenregistré aussi fidèlement que possible une fois revenue en France. Elle le défendra sur la scène du Zèbre le 8 novembre à Paris.
"Corps subtils, une traversée des collections d'art brut et d'art indien" de Philippe Mons jusqu'au 30 octobre au musée d'art moderne (LAM) à Villeneuve-d'Ascq - Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche - Tarifs de 5 à 7 euros