Biot décrypte l'art du gros plan chez Fernand Léger

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/11/2009 à 12H21
Biot décrypte l'art du gros plan chez Fernand Léger

Biot décrypte l'art du gros plan chez Fernand Léger

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https://videos.francetv.fr/video/NI_97429@Culture

A Biot,à la sortie d'Antibes, le musée Fernand Léger propose du 24 octobre 2009 au 18 janvier 2010 une exposition intitulée "Regard sur la collection - Fragments". Elle permet de redécouvrir des dessins de l'artiste qui n'avaient pas été exposés depuis douze ans. Des dessins qui montrent à quel point le cinéma a influencé l'oeuvre de Léger, notamment dans l'utilisation de gros plans.

Fernand Léger a eu la chance de vivre à une époque riche en innovations sociales, techniques et artistiques. Des innovations qu'il a célébrées dans ses tableaux et dont certaines l'ont fasciné. C'est le cas du cinéma. En 1916, lors d'une permission, il découvre grâce à Appolinaire "Charlot, le clown de la vie moderne". C'est une révélation. Il va s'inspirer de ce personnage pour écrire en 1920 un scénario pour un dessin animé intitulé "Charlot cubiste", les aventures d'un pantin de bois à l'effigie de Charlot. Léger ne tournera que deux séquences et le projet en restera là. Mais en 1924, le pantin sera au générique du Ballet Mécanique, un film de 16' réalisé avec le cinéaste américain Dudley Murphy et Man Ray. Fernand léger parle ainsi de son film : " J'ai pris des objets très usuels que j'ai transposés à l'écran en leur donnant une mobilité et un rythme très voulus et très calculés. Contraster les objets, des passages lents et rapides, des repos, des intensités, tout le film est construit là-dessus". Ballet Mécanique sera montré pour la première fois à Vienne en 1924.