France Culture fête ses 50 ans ce week-end au Palais de Tokyo

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 05/09/2013 à 11H24
Le Palais de Tokyo (mars 2010)

Le Palais de Tokyo (mars 2010)

© Loïc Venance / AFP

France Culture fête ce week-end son 50e anniversaire lors d'un marathon radiophonique de 50 heures en public et en direct du Palais de Tokyo à Paris. Cet événement doit accueillir quelque 50.000 personnes.

Pour ce cinquantenaire, le Palais de Tokyo accueille des animations non-stop du 6 au 8 septembre, pendant 3 jours et 2 nuits : écoute de documentaires et d'archives, débats, expositions, projections, écoutes en mode binaural et multicanal "5.1", fictions réalisées en direct et en public, lectures dans le noir, marathon de lecture Proust, découverte des éditions France Culture, séance de dédicace avec les auteurs.

Reportage : H.Guttmann/A.Girault-Carlier/E.Defever/F.Pairaud

https://videos.francetv.fr/video/NI_138269@Culture

La radio et son public n'ont "pas beaucoup changé", selon le directeur
Dans un entretien à l'AFP, le directeur de France Culture (depuis 3 ans) Olivier Poivre d'Arvor estime qu'en un demi-siècle, la radio et ses auditeurs ont finalement assez peu changé. "Le projet est le même depuis le départ : transmission et facilitation des savoirs, avec l'idée que l'auditeur est très intelligent et peut tout comprendre. Mais nous avons des lignes rouges : l'auditeur est le récepteur, pas le contributeur. Nous restons la source. En revanche, ce qui est nouveau est la place plus grande de l'actualité."

"Je respecte l'audience, je la souhaite grandissante", dit-il, soulignant que cette idée est loin d'être une évidence à France Culture, qui attire 1 million d'auditeurs par jour, trois fois plus qu'il y a 24 ans. Et elle n'a pas vraiment d'équivalent à l'étranger, selon Olivier Poivre d'Arvor.

"L'auditeur a maintenant d'autres moyens de s'informer, mais il n'a pas beaucoup changé. Il est plus nombreux mais il est âgé. Nous devons trouver de nouveaux publics : nous allons les chercher quand ils sont étudiants, grâce à France Culture Plus", webmédia qui offre des cours et conférences issus des universités ainsi que des productions multimédias inédites.

Une radio au 2e rang des téléchargements
Au-delà de ses auditeurs en direct, "France Culture est la radio qui profite le plus de la révolution numérique. Nous sommes 2e en téléchargements, c'est unique", se réjouit l'actuel directeur. L'émission de philosophie "Les nouveaux chemins de la connaissance" de France Culture est d'ailleurs la plus podcastée de tout le groupe Radio France, avec 610.000 téléchargements par mois. "France Culture s'écoute de plus en plus à l'étranger (sur internet), à Montréal comme à Dakar. Nos contenus sont universels. L'avenir est radieux pour cette chaîne", assure-t-il, rappelant que sa grille coûte environ 10 millions d'euros par an, un budget qui a été préservé.

Le patron de France Culture veut renforcer les liens au sein de la communautés des auditeurs, y compris à l'étranger. "Nous avons développé en 2012 France Culture Papiers (revue trimestrielle qui retranscrit des émissions, ndlr). Les archives seront de plus en plus disponibles. Et nous allons créer une webradio, France Culture Monde, en français, qui sera lancée au printemps 2014, avec quelque 500 contributeurs (experts, intellectuels, universitaires...) du monde entier." La question de la langue ne sera pas un obstacle. "Le français reste une langue en développement considérable: il y a actuellement 200 millions de francophones, 100 millions au nord et 100 millions au sud, mais ils seront 600 millions au sud en 2050 !"