"Collections privées" : le musée Marmottan expose 62 oeuvres d'art (presque) jamais montrées au public

Mis à jour le 07/10/2018 à 20H30, publié le 07/10/2018 à 13H20
"Le pont de l'Europe", Gustave Caillebotte, 1876, l'une des 62 oeuvres d'art appartenant à des collectionneurs privés exposés au musée Marmottan de Paris

"Le pont de l'Europe", Gustave Caillebotte, 1876, l'une des 62 oeuvres d'art appartenant à des collectionneurs privés exposés au musée Marmottan de Paris

© GINIES/SIPA

Monet, Renoir, Caillebotte, Degas, des sculptures de Camille Claudel et de Rodin... Le musée Marmottan a réuni 62 œuvres quasiment jamais montrées pour l'exposition "Collections privées : un voyage des impressionnistes aux fauves", à voir jusqu'au 10 février 2019. Rencontre avec l'un de ces collectionneurs, qui a accepté de prêter pour l'occasion un portrait signé Renoir.

Le musée Marmottan de Paris doit beaucoup aux collectionneurs privés. En 2014, à l'occasion du 80e anniversaire de son ouverture, une première exposition "Les impressionnistes en privé" avait connu un grand succès auprès des visiteurs. Ce nouvel hommage aux collectionneurs privés prend vie avec "Collections privées, un voyage des impressionistes aux fauves". Parmi la trentaine de prêteurs, François-Marc Durand. Banquier, pianiste de talent et collectionneur, il possède une belle collection de tableaux et estime important qu'ils puissent être vus par le grand public. 

Reportage : V. Gaget / P. Denis / M. Cario / S. Gripon / I. Cavaletto
"C'est la réalisation d'un rêve", explique François-Marc Durand : "c'est un tableau de Renoir et je rêvais d'en avoir un chez moi". Directeur associé de la prestigieuse banque Lazard, cet amoureux des arts parle en toute simplicité des chefs-d’œuvre qu'il possède. Un Cézanne, un Pissaro, un Kokochka... Et son Renoir est l'un de ses préférés. Un portrait de jeune fille réalisé par le peintre en 1901 et qui n'a jamais été montré au public. Pour François-Marc Durand, accepter de prêter ce tableau, sans aucun dédommagement en échange, est normal. "Il faut faire cela parce que l'on sent que c'est nécessaire de mettre ses œuvres à disposition du public. Quand on a la chance de gagner de l'argent, on doit aussi redonner". 

Un écrin de prestige

Trois spécialistes ont été dépêchés dans l'appartement du collectionneur pour transférer le tableau dans les meilleures conditions. Il a ensuite été inspecté sous toutes les coutures pour vérifier son état. Quelques jours plus tard, François-Marc Durand est invité à découvrir son tableau en avant-première dans son nouvel écrin, au milieu d'une soixantaine d'autres chefs-d’œuvre des XIXe et XXe siècles. Une grande fierté. "Je suis heureux de me dire que ce tableau que je vois tous les jours et que je trouve très beau, des dizaines de milliers d'autres personnes vont pouvoir en profiter". 
Exposition "Collections privées : un voyage des impressionnistes aux fauves", musée Marmottan Paris

Exposition "Collections privées : un voyage des impressionnistes aux fauves", musée Marmottan Paris

© GINIES/SIPA
Camille Claudel, "La Petite Châtelaine à la natte courbe», 1893 

Camille Claudel, "La Petite Châtelaine à la natte courbe», 1893 

© GINIES/SIPA