Un robot sculpteur de pierres pour préserver le patrimoine

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 20/02/2014 à 18H29
Le robot tailleur de pierre sculpte un chien 

Le robot tailleur de pierre sculpte un chien 

© France Télévisions/culturebox

Reproduire les œuvres les plus célèbres en un rien de temps, c'est désormais possible avec le robot tailleur de pierre. Mais si cette technique est très utile pour sauvegarder notre patrimoine, la main de l'homme reste indispensable.

Le robot sculpteur de pierres est une invention française. Lancée par la société Lithias, l'invention fait fureur dans les Salons internationaux d'art, du patrimoine et du design. Alors qu'un sculpteur traditionnel mettrait un mois et demi à façonner un chapiteau Corinthien, le robot le réalise en une semaine et peut répéter l'opération à l'infini. Voilà l'argument commercial du fondateur de l'entreprise implantée à Mâcon depuis 2010. Ce qu'il oublie de préciser c'est que le robot ne remplacera pas complétement l'humain. En effet, la main de l'homme reste indispensable pour la touche finale, afin d'apporter à l'oeuvre sensualité et humanité.

Reportage : D.Garcia - F.D Faure - C.Indjeyan

https://videos.francetv.fr/video/NI_142289@Culture

Préserver le patrimoine français 

L'entreprise a réussi à scanner en 3D les 39 pleurants qui entourent les tombeaux des ducs de Bourgogne au Musée des Beaux-Arts de Dijon. Ces statues peu visibles, car situées au pied des ensembles funéraires, seront projetées sur grand écran pour que les visiteurs puissent les admirer sous tous les angles. La numérisation en 3D permet de conserver la mémoire des oeuvres d'art et ce sans les endommager.
Les pleurants de Dijon ont été numérisés en 3D

Les pleurants de Dijon ont été numérisés en 3D

© France Télévisions/culturebox

Une entreprise mâconnaise prometteuse 

Deux ans et demi après la conception du robot et après trois versions successives, l'entreprise a réussi à faire le lien entre numérisation en 3D et le travail de formes très complexes. En 2012, elle se voit décerner un prix aux Etats-Unis lors du sommet mondial de l'innovation et de l'entrepreneuriat. 

Les marchés de la muséographie, du patrimoine, de l'architecture de luxe et du desgin.. sont les institutions visées par la PME qui pour l'instant emploie 8 personnes. Sans compter les nombreux débouchés dans ces secteurs comme la recréation d'oeuvres disparues ou dispersées dans les musées du monde entier ou la reproduction d'objets artistiques en miniature comme souvenirs....