L'architecte Rudy Ricciotti condamné à payer 150.000 euros d'amende pour travail dissimulé dans sa villa de Cassis

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Journaliste, responsable de la rubrique Livres de Culturebox

Mis à jour le 23/11/2018 à 12H41, publié le 23/11/2018 à 12H40
Rudy Ricciotti en janvier 2018 à Bordeaux

Rudy Ricciotti en janvier 2018 à Bordeaux

© UGO AMEZ/SIPA

Le tribunal correctionnel de Toulon a condamné vendredi Rudy Ricciotti, l'architecte du Mucem à Marseille, à quatre mois de prison avec sursis pour travail dissimulé lors de travaux sur sa villa.

M. Ricciotti, 66 ans, était poursuivi pour n'avoir effectué aucune demande d'autorisation pour des travaux effectués entre 2010 et 2012 sur la propriété qu'il venait d'acheter, dans le Parc national des calanques, à Cassis, et ce avec des ouvriers non déclarés en situation irrégulière.

150.000 euros d'amende

L'architecte, qui avait notamment fait transformer illégalement un pigeonnier en salle de projection de cinéma, a également été condamné à une amende de 150.000 euros. Le parquet avait requis quatre mois de prison avec sursis, mais une amende plus faible, de 100.000 euros. "Tout était de mauvais goût, ça m'a pesé et c'est vrai que j'ai été pris de la passion du propriétaire", avait reconnu l'architecte lors de l'audience en octobre, la présidente du tribunal lui faisant remarquer qu'il n'était pas poursuivi "pour des choix esthétiques".

"Je n'ai eu de cesse de demander [à l'entrepreneur] si les ouvriers étaient bien déclarés, je ne suis pas fou au point d'avoir des travailleurs non seulement pas déclarés, mais aussi clandestins, ce n'est pas ma culture politique", s'était-il aussi défendu.

Ricciotti pourra continuer à participer aux concours publics

L'entrepreneur qui avait effectué les travaux dans la villa de M. Ricciotti a été condamné à 2 ans de prison avec sursis, à 120.000 euros d'amende et à la confiscation d'une villa qui lui appartient. Rudy Ricciotti, l'un des grands noms de l'architecture française à la renommée internationale, échappe à une inscription de sa condamnation au casier judiciaire, ce qui lui permet de continuer à concourir à des commandes publiques en France.